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DÉCOUPANT DROIT LA PAROLE DE LA VÉRITÉ

 

C.I. Scofield (revu, adapté et abrégé par Bibliquest)

 

2 Tim. 2:15 : « Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement (= découpant droit) la parole de la vérité » (2 Tim. 2:15).

 

Table des matières abrégée :

1     Introduction

2     Les Juifs, les Gentils et l’Église de Dieu

3     Les sept dispensations

4     Les deux Venues

5     Les deux résurrections

6     Les cinq Jugements

7     La Loi et la Grâce

8     Les deux natures du croyant

9     La position et l’état pratique effectif du croyant

10      Le salut et les récompenses

11      Les (vrais) croyants et les (simples) professants

 

 

 

Table des matières détaillée :

1     Introduction

2     Les Juifs, les Gentils et l’Église de Dieu

2.1      L’appel (comparaison de l’appel d’Israël et de celui de l’église)

2.2      Les règles de conduite

2.3      Les lieux d’adoration

2.4      L’avenir

2.4.1      Avenir de l’Église (céleste)

2.4.2      Avenir d’Israël (terrestre)

2.5      Conclusion sur la distinction entre Israël et l’Église

3     Les sept dispensations

3.1      1ère Dispensation — L’homme innocent

3.2      2ème Dispensation — L’homme sous la Conscience

3.3      3ème Dispensation — L’homme détenteur de l’autorité sur la terre

3.4      4ème Dispensation — L’homme sous la Promesse

3.5      5ème Dispensation — L’homme sous la Loi

3.6      6ème Dispensation — L’homme sous la Grâce

3.7      7ème Dispensation — L’homme sous le règne personnel de Christ

4     Les deux Venues

4.1      Deux lignes de prophéties

4.2      Les deux venues

4.3      Incrédulité en face des prophéties sur la venue du Seigneur

4.4      La seconde venue du Seigneur, future

4.4.1      Deux phases dans cette venue

4.4.2      La venue du Seigneur sera personnelle et corporelle

4.4.3      Contrastes entre les deux venues du Seigneur, passée et future

4.5      Ne pas interpréter symboliquement la venue du Seigneur

4.5.1      Ne pas confondre la venue personnelle du Seigneur avec de simples attributs de la divinité

4.5.2      Quelques événements qui ont été présentés à tort comme accomplissant la venue du Seigneur

4.5.3      La conversion d’un pécheur n’est pas la venue du Seigneur

4.5.4      La mort d’un chrétien n’est pas la venue de Christ, car :

4.5.5      La destruction de Jérusalem par les Romains n’était pas la seconde venue de Christ

4.5.6      La diffusion du christianisme n’est pas la seconde venue de Christ

4.5.7      Des événements doivent-ils précéder cette venue du Seigneur ?

5     Les deux résurrections

5.1      Plusieurs résurrections

5.2      Première résurrection

5.3      Résurrection de jugement

5.4      Résurrection des corps

6     Les cinq Jugements

6.1      Le jugement en rapport avec les croyants

6.2      Le jugement du péché chez le croyant

6.3      Tribunal de Christ, manifestation des œuvres des croyants

6.4      Le jugement des nations

6.5      Le jugement des morts qui n’ont jamais eu la vie de Dieu

6.6      Autres jugements :

7     La Loi et la Grâce

7.1      Distinguer les principes d’avec les dispensations

7.2      En quoi a loi et la grâce se distinguent

7.3      Qu’entend-on par « la loi » ? Les types qui s’y trouvent

7.4      Mauvais usage de « la loi »

7.5      Caractères de la loi

7.6      Effets de la loi — Pourquoi la loi ?

7.7      Ce que la loi ne peut pas faire

7.8      Le croyant n’est pas sous la loi

7.8.1      Romains 6

7.8.2      Romains 7

7.9      Quelle est la règle de vie du chrétien ?

7.10    Qu’est-ce que la grâce ?

7.11    Quel est le plan de Dieu dans la grâce

7.12    La loi et la grâce ne peuvent pas être confondus

8     Les deux natures du croyant

8.1      La vielle nature

8.2      La nouvelle nature

8.3      La délivrance de la puissance du péché

8.3.1      L’existence de la chair

8.3.2      Conflit entre les deux natures

8.3.3      Puissance pour surmonter la chair

8.4      Vie chrétienne normale

9     La position et l’état pratique effectif du croyant

9.1      Position du croyant

9.2      Position et état pratique effectif

9.3      Exhortations pratiques au croyant basées sur sa position

10      Le salut et les récompenses

10.1    Le salut est un don gratuit

10.2    Les œuvres qui plaisent à Dieu auront leur récompense

10.3    Le salut est une possession présente

10.4    Les récompenses seront accordées dans l’avenir

11      Les (vrais) croyants et les (simples) professants

11.1    Les croyants sont sauvés, les simples professants sont perdus

11.2    Les croyants sont récompensés — Ceux qui n’en ont que la prétention sont condamnés

 

 

 

1        Introduction

Dans 2 Timothée, le croyant est présenté sous sept caractères différents. Il est considéré comme un enfant (v. 1) ; un soldat (v. 3) ; un athlète (v. 5) ; un laboureur (v. 6) ; un ouvrier (v. 15) ; un vase (v. 21) ; et un serviteur (v. 24) :

·             comme enfant, Timothée est exhorté à se fortifier dans la grâce. La grâce va avec l’état de fils, tandis que la loi va avec la servitude (Galates),

·             comme soldat, Timothée est exhorté à souffrir et à ne pas s’embarrasser des choses de la vie ; ce sont-là les éléments propres à tout bon soldat,

·             comme vase, il doit être purifié, séparé ; comme serviteur, il doit être aimable, patient et doux ; et ainsi de suite pour ce qui concerne chacun de ces sept aspects de la vie comme chrétien,

·             comme ouvrier (1 Tim. 2:15) : « Étudie-toi à te présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant justement [= découpant droit] la parole de la vérité ». Besoin de bien voir les parties distinctes, ou divisions de la Bible, sinon peu de profit et confusion et étude ennuyeuse.

 

Le but de cette brochure est d’indiquer dix choses à distinguer, les distinctions les plus importantes de la Parole de Dieu (= la Parole de Vérité). Que celui qui étudie la Parole fasse comme les habitants de Bérée (Actes 17:11) qui, avec noblesse, examinaient chaque jour les Écritures pour voir si les choses étaient ainsi qu’on leur disait.

 

2        Les Juifs, les Gentils et l’Église de Dieu

Le mot « Gentil » signifie « non Juif ». Les expressions « les Gentils » et « les nations » ont le même sens.

 

Texte-clé  « Ne devenez une cause d’achoppement ni aux Juifs, ni aux Grecs, ni à l’assemblée de Dieu » (1 Cor. 10:32).

 

Plus de la moitié de son contenu la Bible a trait à une seule nation, le peuple d’Israël. Ils ont une place tout à fait à part dans les voies et les conseils de Dieu. Séparés du reste de l’humanité, ils sont entrés en alliance avec l’Éternel qui leur a fait des promesses spéciales, comme Il n’en a jamais fait à aucune autre nation. Leur histoire occupe presque tout l’Ancien Testament (récits et prophéties), les autres nations n’étant mentionnées que par rapport à eux.

Les communications de l’Éternel à Israël en tant que nation, ont trait à la terre. S’ils demeuraient fidèles et obéissants, la grandeur, les richesses et le pouvoir terrestres leur étaient assurés ; s’ils étaient infidèles et désobéissants, la nation serait dispersée par toute la terre (Deut. 28:64).

L’Écriture fait mention d’un autre corps, l’Église, qui elle aussi a des relations particulières avec Dieu et a reçu de Lui des promesses spéciales. Mais elle est très différente d’Israël :

·             Israël est composé uniquement de descendants naturels d’Abraham, mais dans l’église la distinction entre Juifs et Gentils n’existe plus,

·             La relation d’Israël avec Dieu est dans une relation d’alliance, tandis que l’église est une relation par naissance,

·             pour Israël l’obéissance est source de grandeurs et de richesses terrestres ; l’église apprend à se contenter de la nourriture et du vêtement, et à s’attendre à la persécution et à la haine.

·             autant Israël est rattaché aux choses temporelles et terrestres, autant l’Église est rattachée aux choses spirituelles et célestes.

 

Ni Israël, ni l’Église n’ont toujours existé. Israël commence avec l’appel d’Abraham. L’église n’existait pas encore durant la vie terrestre de Christ (ni avant), car Christ parle de Son Église comme étant future : Matt. 16:18 : « sur ce roc Je bâtirai mon assemblée » (le verbe bâtirai est au futur).

Conformément à Éph. 3:5-10, l’Église n’est jamais mentionnée dans les prophéties de l’Ancien Testament (elle était alors « un mystère caché en Dieu »). La naissance de l’Église se trouve en Actes 2, et la fin de sa carrière terrestre en 1 Thes. 4.

Dans la répartition des humains selon l’Écriture, une autre catégorie, distincte en tout point à la fois d’Israël et de l’Église : ce sont les nations (= non Juifs = « Gentils »). Pour comparer la position relative des Juifs, des Gentils (les nations) et de l’Église, on peut voir brièvement les passages suivants :

 

Les Juifs : Rom. 9:4, 5 ; Jean 4:22 ; Rom. 3:1, 2

Les Gentils : Éph. 2:11,12 ; 4:17, 18 ; Marc 7:27, 28

L’Église : Éph. 1:22, 23 ; 5:29-33 ; 1 Pierre 2:9

 

En comparant donc ce qui est dit dans les Écritures sur Israël et sur l’Église, on trouve un contraste complet tant quant à l’origine, l’appel, les promesses, l’adoration, les principes de conduite et la destinée future.

 

2.1      L’appel (comparaison de l’appel d’Israël et de celui de l’église)

 

Israël

L’Église

« Et l’Éternel avait dit à Abram : Va-t’en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai » (Gen. 12:1).

« C’est pourquoi, frères saints, participants à l’appel céleste, considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de notre confession » (Héb. 3:1).

« Car l’Éternel, ton Dieu, te fait entrer dans un bon pays, un pays de ruisseaux d’eau, de sources, et d’eaux profondes… un pays de blé, et d’orge, et de vignes, et de figuiers… où tu ne manqueras de rien » (Deut. 8:7-9).

« Car notre citoyenneté est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ » (Phil. 3:20).

« Et Jésus lui dit : Les renards ont des tanières… mais le fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête » (Matt. 8:20).

« pour un héritage incorruptible… conservé dans les cieux pour vous » (1 Pierre 1:4).

« Et il dit : Je suis serviteur d’Abraham. Or l’Éternel a béni abondamment mon seigneur… Il lui a donné du … bétail, et de l’argent, et de l’or et des serviteurs, et des servantes, et des chameaux, et des ânes » (Gen. 24:34-35).

 

« Et l’Éternel te mettra à la tête, et non à la queue ; et tu ne seras qu’en haut, et … pas en bas, si tu écoutes les commandements de l’Éternel, ton Dieu pour les garder et les pratiquer » (Deut. 28:13).

« Jusqu’à cette heure nous souffrons et la faim et la soif, et nous sommes nussans demeure fixe » (1 Cor. 4:11).

« Combien difficilement ceux qui ont des biens entreront-ils dans le royaume de Dieu ! » (Marc 10:23).

« Écoutez, mes frères bien-aimés : Dieu n’a-t-il pas choisi les pauvres quant au monde, riches en foi et héritiers du royaume qu’il a promis à ceux qui l’aiment ? » (Jacques 2:5).

« Quiconque donc s’abaissera comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux » (Matt. 18:4).

 

Cela ne veut pas dire qu’un Juif pieux, à sa mort, n’allait pas au ciel. La différence porte sur ce qui l’encourageait à la piété : c’était des bénédictions terrestres, et non pas célestes.

Dans la dispensation présente, ni les Juifs ni les Gentils ne peuvent être sauvés autrement que par la foi au Seigneur Jésus Christ, et en passant par la nouvelle naissance (Jean 3:3, 16) ; dans l’Église, il n’y a plus de distinction entre Juifs et Gentils (1 Cor. 12:2, 13 ; Gal. 3:28 ; Éph. 2:11, 14).

 

2.2      Les règles de conduite

Le contraste entre Israël et l’Église apparaît encore dans leurs règles de conduite respectives :

 

Israël

L’Église

« Quand l’Éternel, ton Dieu, t’aura introduit dans le pays où tu entres pour le posséder, et qu’il aura chassé de devant toi des nations nombreuses… les détruiras entièrement comme un anathème ; tu ne traiteras point alliance avec elles, et tu ne leur feras pas grâce » (Deutéronome 7:1-2).

« Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous font du tort et vous persécutent » (Matt. 5:44).

« Injuriés, nous bénissons ; persécutés, nous [le] supportons ; calomniés, nous supplions » (1 Cor. 4:13).

« œil pour œil, dent pour dent » (Exode 21:24-25).

« Mais moi, je vous dis : … si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre » (Matt. 5:39).

Deut. 21:18-21

Luc 15:20-23 et Philémon 10, 11, 16.

 

2.3      Les lieux d’adoration

Israël ne pouvait adorer qu’en un seul lieu (tabernacle, ou temple à Jérusalem), et en restant à distance de Dieu, ne pouvant s’approcher de Lui que par des intermédiaires, les prêtres (sacrificateurs). L’Église, elle, adore partout où deux ou trois sont réunis au Nom du Seigneur Jésus ; elle a un libre accès à Dieu, et tous ceux qui la composent sont prêtres (sacrificateurs).

Comparez : Lév. 17:8, 9 avec Matt. 18:20 — Luc 1:10 avec Héb. 10:19, 20-22 — Nomb. 3:10 avec 1 Pierre 2:5

 

2.4      L’avenir

Dans les prophéties, la distinction entre Israël et l’Église est éclatante. L’Église sera enlevée de la terre, tandis qu’Israël restauré jouira de la puissance et de la splendeur terrestres.

 

2.4.1       Avenir de l’Église (céleste)

« Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures… je [Jésus] vais vous préparer une place… je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi » (Jean 14:2-3).

« Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : … le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thes. 4:15-17).

« Car notre bourgeoisie [ou : citoyenneté] est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire » (Phil. 3:20-21).

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3:2).

 

2.4.2       Avenir d’Israël (terrestre)

« Et voici, tu concevras dans ton ventre, et tu enfanteras un fils, et tu appelleras son nom Jésus. Il sera grand et sera appelé le Fils du Très-haut ; et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père ; et il régnera sur la maison de Jacob à toujours, et il n’y aura pas de fin à son royaume » (Luc 1:31-33). (De ces sept promesses faites à Marie, cinq ont déjà été littéralement accomplies. Comment pourrions-nous être autorisés à dire que les deux restantes ne seront pas accomplies ?)

 

« Siméon a raconté comment Dieu a premièrement visité les nations pour en tirer un peuple pour son nom. Et avec cela s’accordent les paroles des prophètes, selon qu’il est écrit : Après ces choses, JE RETOURNERAI et je réédifierai le tabernacle de David, qui est tombé, et je réédifierai ses ruines et je le relèverai » (Actes 15:14-16).

« Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Qu’ainsi n’advienne ! Car moi aussi je suis Israélite, de la semence d’Abraham, de la tribu de Benjamin… par leur chute, le salut parvient aux nations pour les exciter à la jalousie… Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère-ci, afin que vous ne soyez pas sages à vos propres yeux : c’est qu’un endurcissement partiel est arrivé à Israël jusqu’à ce que la plénitude des nations soit entrée » (Rom. 11:1, 11, 24-26).

« Et il arrivera, en ce jour-là, que le Seigneur mettra sa main encore une seconde fois pour acquérir le résidu de son peuple… Et il … rassemblera les exilés d’Israël, et réunira les dispersés de Juda des quatre bouts de la terre » (Ésaïe 11:11-12).

« Car l’Éternel aura compassion de Jacob et choisira encore Israël, et les établira en repos sur leur terre » (Ésaïe 14:1).

« C’est pourquoi, voici, des jours viennent, dit l’Éternel, où on ne dira plus : L’Éternel est vivant, qui a fait monter les fils d’Israël du pays d’Égypte ; mais : L’Éternel est vivant, qui a fait monter les fils d’Israël du pays du nord, et de tous les pays où il les avait chassés. Et je les ramènerai dans leur terre, que j’ai donnée à leurs pères » (Jér. 16:14-15).

« Voici, les jours viennent, dit l’Éternel, et je susciterai à David un Germe juste ; et il régnera en roi, et prospérera, et exercera le jugement et la justice dans le pays. Dans ses jours Juda sera sauvé et Israël demeurera en sécurité ; et c’est ici le nom dont on l’appellera : L’ÉTERNEL, NOTRE JUSTICE » (Jér. 23:5-6).

« Voici, je les rassemblerai de tous les pays où je les ai chassés dans ma colère, et dans ma fureur, et dans mon grand courroux ; et je les ferai retourner en ce lieu ; et je les ferai habiter en sécurité ; et ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu » (Jér. 32:37-38).

 

2.5      Conclusion sur la distinction entre Israël et l’Église

On peut dire sans se tromper que la judaïsation de l’Église (c’est-à-dire l’adaptation de l’église de l’Écriture aux pratiques de la religion juive) a plus fait pour retarder son progrès, pervertir sa mission et la détruire spirituellement, que toutes les autres causes combinées. Laissant le chemin de séparation du monde à la suite du Seigneur et selon sa vocation céleste, elle s’est servie des textes juifs (de l’Ancien Testament) pour justifier ses efforts de civilisation du monde, ses acquisitions de richesses, ses rites imposants, ses magnifiques bâtiments d’églises, ses bénédictions sur les armées en guerre, et sa dissociation des fidèles en « clergé » et « laïcs ».

 

3        Les sept dispensations

L’Écriture divise le temps (de la création d’Adam jusqu’aux « nouveaux cieux et la nouvelle terre » d’Apoc. 21:1) en un certain nombre de périodes inégales, qu’on appelle généralement « dispensations » (traduit dans la version J.N. Darby par « administration » en Éph. 1:10 et 3:2) ; elles sont aussi appelées « économies », « âges » ou « siècles » (Éph. 2:7) ou « jours » (« jour du Seigneur » etc.). On peut compter sept de ces périodes ou dispensations.

Ces périodes se distinguent les unes des autres dans l’Écriture par des changements dans la manière d’agir de Dieu envers l’humanité, ou envers une partie de l’humanité, à l’égard du péché et de la responsabilité de l’homme. Chacune de ces dispensations peut être considérée comme une nouvelle mise à l’épreuve de l’homme naturel, mais chacune se termine par le jugement, manifestant l’échec complet de l’homme naturel dans chaque dispensation.

Cinq de ces dispensations, ou périodes de temps, sont déjà achevées ; nous vivons dans la sixième, probablement vers sa fin, et nous avons devant nous la septième et dernière, le millénium.

 

3.1      1ère Dispensation — L’homme innocent

Cette dispensation commence à la création d’Adam (Gen. 2:7) et va jusqu’à son expulsion du jardin d’Eden. Adam, créé innocent et ignorant le bien et le mal, fut placé dans le jardin d’Eden avec sa femme, Ève. Dieu lui avait donné la responsabilité de s’abstenir du fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. La dispensation de l’innocence finit par la première faillite de l’homme, si lourde de conséquences. Elle se termina par le jugement : « Il chassa l’homme ».

 

Genèse 1:26 ; 2:16, 17 ; 3:6 ; 3:22-24.

 

3.2      2ème Dispensation — L’homme sous la Conscience

Par la chute, Adam et Ève acquirent et transmirent à leur race, la race humaine, la connaissance du bien et du mal. Cela donna à la conscience la capacité d’émettre des jugements moraux, à la suite de quoi la race humaine eut la responsabilité de faire le bien et d’éviter le mal. L’issue de cette dispensation de la Conscience, depuis Eden jusqu’au déluge (pendant cette dispensation il n’y avait ni gouvernement ni loi) fut que « toute chair avait corrompu sa voie sur la terre », et que « la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps ». Alors Dieu termina cette deuxième mise à l’épreuve de l’homme naturel par un jugement : ce fut le Déluge.

 

Genèse 3:7, 22 ; 6:5, 11, 12 ; 7:11, 12, 23

 

3.3      3ème Dispensation — L’homme détenteur de l’autorité sur la terre

Dieu sauva huit personnes hors du terrible jugement du déluge, et après que les eaux se furent retirées, Il leur donna le pouvoir et le gouvernement de la terre. C’était la responsabilité de Noé et de ses descendants. L’issue de cette dispensation du gouvernement humain fut la tentative impie de devenir indépendant de Dieu (à la tour de Babel), et le jugement de la confusion des langues.

 

Genèse 9:1, 2 ; 11:1-4 ; 11:5-8

 

3.4      4ème Dispensation — L’homme sous la Promesse

Parmi les descendants dispersés des bâtisseurs de la Tour de Babel, l’idolâtrie apparut (Josué 24:2). Alors Dieu choisit un homme Abram, et Il lui fit des promesses, à lui et à ses descendants. Certaines étaient des promesses purement de grâce et inconditionnelles. Celles-ci ont été littéralement accomplies, ou le seront à l’avenir. D’autres promesses, dites conditionnelles, dépendaient de la fidélité et de l’obéissance des Israélites. L’issue de cette dispensation de la promesse fut la violation de ces conditions, l’échec d’Israël, et le jugement de l’esclavage en Égypte.

Le livre de la Genèse commence par ces paroles sublimes : « Au commencement Dieu créa », et il se termine par ces mots : « Dans un cercueil en Égypte ».

 

Genèse 12:1-3 ; 13:14-17 ; 15:5 ; 26:3 ; 28:12, 13 ; Exode 1:13, 14.

 

3.5      5ème Dispensation — L’homme sous la Loi

La grâce de Dieu vint de nouveau au secours de l’homme sans ressources, et racheta (délivra) le peuple élu (Israël) de la main de l’oppresseur. Ensuite, au désert de Sinaï, Dieu lui proposa l’alliance de la loi. Au lieu de demander humblement de poursuivre sous une alliance de grâce, le peuple répondit présomptueusement : « Tout ce que l’Éternel a dit, nous le ferons ». Or l’histoire d’Israël au désert et en Canaan est un long récit de violations ouvertes et continuelles de la loi. Après de multiples avertissements, Dieu met fin à cette dispensation de la loi, à l’épreuve de l’homme au moyen de la loi par un jugement, la déportation en terre étrangère et la dispersion parmi les nations. Certes un petit résidu revint sous Esdras et Néhémie, et Christ naquit de lui au temps voulu, mais cette dispensation de la loi se termina par la crucifixion de Christ, et le peuple fut entièrement dispersé.

 

Exode 19:1-8 ; Rom. 3:19, 20 ; Actes 2:22, 23 ; Rom. 10:5 ; 2 Rois 17:1-18 ; Actes 7:51, 52 ; Gal. 3:10 ; 2 Rois 25:1-11.

 

3.6      6ème Dispensation — L’homme sous la Grâce

La mort expiatoire du Seigneur Jésus Christ ouvre la dispensation de la grâce pure, de la faveur imméritée. Dieu DONNE la justice, au lieu de l’exiger, comme sous la loi. Un salut parfait et éternel est désormais offert gratuitement aux Gentils et aux Juifs à condition de reconnaître son péché, de se repentir avec la foi en Christ.

 

« Jésus répondit et leur dit : C’est ici l’œuvre de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé » (Jean 6:29).

« En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi, a la vie éternelle » (Jean 6:47).

« En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5:24).

« Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main » (Jean 10:27-28).

« Car vous êtes sauvés par la grâce, par la foi, et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu ; non pas sur le principe des œuvres, afin que personne ne se glorifie » (Éph. 2:8-9).

 

Cette période de l’épreuve de l’homme sous la grâce se terminera par

·             le jugement du monde incrédule et de l’Église apostate ; Luc 17:26-30 ; 18:8 ; Apoc. 3:15, 16 ; 2 Thes. 2:7-12.

·             la descente du ciel du Seigneur pour enlever les saints ressuscités et les croyants encore vivants à sa rencontre en l’air (1 Thes. 4:16, 17).

 

Après cela viendra la brève période appelée « la grande tribulation » (Matt. 24:21, 22 ; Dan. 12:1 ; Soph. 1:15-18 ; Jér. 30:5-7), à la suite de laquelle le Seigneur reviendra personnellement pour régner sur la terre en puissance et avec une grande gloire, puis interviendront encore certains jugements (Matt. 24:29, 30 ; 25:31-46). Certains voient une dispensation autonome dans ces temps entre la 6ème et la 7ème dispensation.

 

3.7      7ème Dispensation — L’homme sous le règne personnel de Christ

Après les jugements purificateurs qui accompagneront le retour de Jésus sur la terre, Christ règnera 1000 ans sur la terre sur Israël restauré (période appelée ordinairement « Millénium »). Le siège de la puissance de Christ sera Jérusalem, et les saints, y compris les sauvés de la dispensation de la grâce, c’est-à-dire l’Église, Lui seront associés dans Sa gloire.

Actes 15:14-17 ; Apoc. 19:11-21 ; 20:1-6 ; Ésaïe 2:1-4 ; Ésaïe 11 (tout le chapitre).

 

Après cette période, Satan sera « délié pour un peu de temps », retrouvera accès au cœur naturel de l’homme, l’entraînera au mal et à la révolte et au combat contre le Seigneur et Ses Saints ; c’est ainsi que cette dernière dispensation se terminera, comme toutes les autres, par le jugement. Le « grand trône blanc » sera dressé, les méchants morts seront ressuscités et jugés définitivement ; puis, viendront « les nouveaux cieux et la nouvelle terre » et l’éternité commencera.

Apoc. 20:3, 7-15 ; 21 et 22.

 

4                    Les deux Venues

Texte-clé : « Rendant par avance témoignage des souffrances qui devaient être la part de Christ et des gloires qui suivraient » (1 Pierre 1:11).

 

4.1      Deux lignes de prophéties

Les prophéties de l’Ancien Testament font ressortir clairement deux « lignes » de prophéties concernant le Messie, apparemment contradictoires.

L’une de ces lignes de prophéties Le montre venant en faiblesse et dans l’humiliation, homme de douleur habitué à la souffrance, comme un rejeton qui sort d’une terre aride, n’ayant ni forme ni attrait ni beauté pour Le rendre désirable. Son visage est un sujet de moquerie, Ses pieds et Ses mains doivent être percés. Il doit être abandonné de Dieu et des hommes, et avoir Son tombeau avec les méchants. Voir : Ésaïe 53 (tout le chapitre) ; Dan. 9:26 ; Ésaïe 7:14 ; Zach. 13:6, 7 ; Ps. 22:2-19 ; Marc 14:27. C’est ce qui a été vu lors de la première venue du Seigneur, comme le montrent les évangiles.

 

L’autre ligne de prophéties nous présente un Souverain magnifique, auquel nul ne pourra résister, qui purifiera la terre par des jugements terribles, qui rassemblera Israël dispersé, qui restaurera le trône de David et lui donnera une splendeur plus grande que celle de Salomon, et qui introduira, enfin, un règne de paix profonde et de justice parfaite. Voir : Ésaïe 11:1, 2, 10-12 ; Dan. 7:13, 14 ; Deut. 30:1-7 ; Mich. 5:1 ; Ésaïe 9:5, 6 ; Matt. 1:1 ; Ésaïe 24:21-23 ; Matt. 2:2 ; Ésaïe 40:9-11 ; Luc 1:31, 33 ; Jér. 23:5-8. C’est ce qui arrivera avec sa seconde venue, encore future.

 

4.2      Les deux venues

L’accomplissement des prophéties messianiques commença par la naissance du Fils de la Vierge selon Ésaïe, à Bethléhem selon Michée, et se poursuivit littéralement jusqu’à l’accomplissement complet  de toutes les prophéties concernant l’humiliation du Messie, car le péché devait d’abord être ôté avant que le royaume puisse être établi. Mais les Juifs ne voulurent pas recevoir leur Roi sous cette forme « débonnaire, et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d’une ânesse » ; ils Le crucifièrent : Zach. 9:9 ; Matt. 21:1-5 etc. ; Jean 19:15, 16.

 

La méchanceté des hommes n’a pas pour autant déjoué les plans de Dieu, car Ses plans comprenaient une seconde venue de Son Fils, en rapport avec les prophéties sur la gloire terrestre du Messie. Celles-ci s’accompliront de la même manière, précise et littérale, que celles sur Ses souffrances terrestres. Osée 3:4, 5 ; Actes 1:6, 7 ; Luc 1:31-33 (le verset 31 est déjà accompli) ; Actes 15:14-17 ; Matt. 24:27-30.

 

4.3      Incrédulité en face des prophéties sur la venue du Seigneur

Les Juifs étaient lents de cœur à croire tout ce que les prophètes avaient dit concernant les SOUFFRANCES de leur Messie ; et nous, nous sommes lents de cœur à croire tout ce qu’ils ont dit concernant Sa GLOIRE. C’est certainement nous qui méritons les plus grands reproches, car il devrait être plus facile de croire que le Fils de Dieu viendra « sur les nuées du ciel, avec sa puissance, et une grande gloire » que de croire qu’Il viendrait comme le petit enfant de Bethlehem et comme le charpentier de Nazareth. Naturellement, nous croyons ce dernier point, parce qu’il s’est accompli, mais non point parce que les prophètes l’ont prédit, et il est temps de cesser de reprocher aux Juifs leur incrédulité. Si l’on se demande comment il leur était possible d’être aveuglés sur la signification évidente de tant de prophéties non équivoques, nous répondons qu’ils étaient aveuglés exactement comme beaucoup de chrétiens le sont quant à la signification tout aussi évidente de prophéties bien plus nombreuses concernant Sa gloire terrestre, et ils sont aveuglés par le processus de « spiritualisation » de l’Écriture. Autrement dit, les scribes d’autrefois enseignaient au peuple que les prophéties concernant les souffrances du Messie ne devaient pas être interprétées littéralement, et exactement de la même manière ; des scribes modernes enseignent au peuple que les prophéties concernant la gloire terrestre du Messie ne doivent pas non plus être interprétées littéralement.

 

4.4      La seconde venue du Seigneur, future

4.4.1       Deux phases dans cette venue

La seconde venue du Seigneur comporte cependant une première phase au cours de laquelle les croyants chrétiens seront enlevés au ciel par le Seigneur comme Il l’a promis en Jean 14:1-3 (détails données en 1 Thes. 4:14-18) ; la deuxième phase de ce retour est Son apparition en gloire sur la terre pour exercer les jugements terribles (Apoc. 19:11-21) et établir son règne. Les passages de l’Écriture qui annoncent la seconde venue du Seigneur mettent l’accent tantôt sur le côté de la bienheureuse espérance des croyants qui attendent le Seigneur pour être pris auprès de Lui, tantôt sur la gloire de Son apparition pour le jugement et pour le règne.

 

Jean 14:1-3 nous donne quelques-unes des dernières paroles d’encouragement et d’exhortation que notre Seigneur adressa à ses disciples perplexes et affligés avant d’accomplir le sacrifice de la croix :

« Que votre cœur ne soit pas troublé ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a plusieurs demeures ; s’il en était autrement, je vous l’aurais dit, car je vais vous préparer une place. Et si je m’en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi ».

 

4.4.2       La venue du Seigneur sera personnelle et corporelle

Le Seigneur parle ici exactement dans les mêmes termes de Son retour et de Son départ. Celui-ci, nous le savons, fut personnel et corporel. On n’a pas le droit de dire que Son retour sera impersonnel et « spirituel », car d’une manière générale on n’a pas le droit de faire des interprétations forcées de textes tout simples quant aux expressions qu’ils utilisent, sauf si l’on y est contraint par d’autres passages catégoriques et absolus de l’Écriture. Or de tels passages n’existent pas sur le sujet qui nous occupe.

Nous n’avons pas été laissés dans le doute sur ce point vital, ni livrés à des conclusions de la raison, aussi irrésistibles seraient-elles.

Au moment même où notre Seigneur disparaissait de la vue de Ses disciples, « deux hommes en vêtements blancs, se tinrent là à côté d’eux, qui aussi dirent : Hommes galiléens, pourquoi vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en allant au ciel » (Actes 1:10-11).

1 Thes. 4:16, 17 va dans le même sens :

« Car le Seigneur Lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement ; puis nous, les vivants qui demeurons, nous serons ravis ensemble avec eux dans les nuées à la rencontre du Seigneur, en l’air ; et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur » (1 Thes. 4:16-17).

« Attendant la bienheureuse espérance et l’apparition de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus Christ » (Tite 2:13). À l’égard de cette « bienheureuse espérance » nous sommes exhortés à « veiller » (Marc 13:33, 35, 37 ; Matt. 24:42 ; 25:13) ; à « attendre » (1 Thes. 1:10) et à nous « tenir prêts » (Matt. 24:44). La dernière prière de la Bible a pour objet le prompt retour de Christ (Apoc. 22:20).

« Car notre bourgeoisie est dans les cieux, d’où aussi nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire, selon l’opération de ce pouvoir qu’il a de s’assujettir même toutes choses » (Phil. 3:20-21).

« Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté ; nous savons que quand il sera manifesté, nous lui serons semblables, car nous le verrons comme il est » (1 Jean 3:2).

« Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi, pour rendre à chacun selon que sera son œuvre » (Apoc. 22:12).

 

4.4.3       Contrastes entre les deux venues du Seigneur, passée et future

Les textes suivants nous montrent d’une façon encore plus large le contraste entre les deux venues de notre Seigneur. Comparez :

 

Première venue (passée)

Deuxième venue (future)

« Et elle mit au monde son fils premier-né, l’emmaillota, et le coucha dans la crèche, parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans l’hôtellerie » (Luc 2:7).

« Et alors paraîtra le signe du fils de l’homme dans le ciel : et alors toutes les tribus de la terre se lamenteront et verront le fils de l’homme venant sur les nuées du ciel, avec puissance et une grande gloire » (Matt. 24:30).

« Mais maintenant, en la consommation des siècles, il a été manifesté une fois pour l’abolition du péché par son sacrifice » (Héb. 9:26).

« Ainsi le Christ aussi, ayant été offert une fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra une seconde fois, sans péché, à salut à ceux qui l’attendent » (Héb. 9:28).

« Car le fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19:10).

 

« Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui » (Jean 3:17).

« … et de vous donner, à vous qui subissez la tribulation, du repos avec nous dans la révélation du Seigneur Jésus du ciel avec les anges de sa puissance, en flammes de feu, exerçant la vengeance contre ceux qui ne connaissent pas Dieu, et contre ceux qui n’obéissent pas à l’évangile de notre Seigneur Jésus Christ » (2 Thes. 1:8).

« Et si quelqu’un entend mes paroles et ne les garde pas, moi, je ne le juge pas ; car je ne suis pas venu afin de juger le monde, mais afin de sauver le monde » (Jean 12:47).

« parce qu’il a établi un jour auquel il doit juger en justice la terre habitée, par l’homme qu’il a destiné à cela, de quoi il a donné une preuve certaine à tous, l’ayant ressuscité d’entre les morts » (Actes 17:31).

 

On pourrait multiplier ces contrastes presque à l’infini. Cependant nous avons donné suffisamment de preuves pour montrer que les promesses faites à Israël et à l’Église exigent impérativement un retour de notre Seigneur futur.

 

4.5      Ne pas interpréter symboliquement la venue du Seigneur

Du fait que la deuxième venue sera personnelle et corporelle selon ce que montrent ces nombreux textes de l’Écriture, cette venue ne représente donc pas la mort du croyant, ni la destruction de Jérusalem, ni la descente du Saint Esprit le jour de Pentecôte, ni la propagation graduelle du christianisme, mais la « bienheureuse espérance » de l’Église, c’est-à-dire ce moment où les saints qui « dorment » ressusciteront et où, ensemble avec les saints vivants qui seront « changés » (1 Cor. 15:51, 52), ils iront à la rencontre du Seigneur en l’air ; alors ceux qui sont maintenant enfants de Dieu, seront semblables à Lui, et les saints trouvés fidèles seront récompensés pour leurs œuvres de foi faites à cause de Son nom, après avoir été sauvés.

 

Nous croyons utile de considérer brièvement les nombreuses théories que l’on avance ici ou là à l’encontre de la doctrine scripturaire du retour personnel et corporel, ou second venue, de Christ : c’est ce que nous allons faire dans ce qui suit.

 

4.5.1       Ne pas confondre la venue personnelle du Seigneur avec de simples attributs de la divinité

Il est bien évident que les passages des Écritures parlant de Son apparition visible et corporelle, à la fin de cette dispensation, doivent être distingués de ceux qui ont trait à Ses attributs divins d’omniscience et d’omniprésence, en vertu desquels Il sait toutes choses et Il est toujours présent partout ; Matt. 18:20 et 28:20 sont des exemples de tels passages.

C’est une vérité bénie que, dans ce sens, le Seigneur soit toujours avec nous, jusqu’à la « consommation du siècle » (= la fin de notre ère). Mais L’HOMME CHRIST JÉSUS est maintenant personnellement et corporellement à la droite de Dieu, comme Actes 1:9-11 le déclare clairement :

« Et ayant dit ces choses, il fut élevé de la terre, comme ils regardaient, et une nuée le reçut et l’emporta de devant leurs yeux. Et comme ils regardaient fixement vers le ciel, tandis qu’il s’en allait, voici, deux hommes en vêtements blancs, se tinrent là à côté d’eux, qui aussi dirent : Hommes galiléens, pourquoi vous tenez-vous ici, regardant vers le ciel ? Ce Jésus, qui a été élevé d’avec vous dans le ciel, viendra de la même manière que vous l’avez vu s’en allant au ciel » (Actes 1:9-11).

« Mais lui, étant plein de l’Esprit Saint, et ayant les yeux attachés sur le ciel, vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu ; et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu » (Actes 7:55-56).

« Le Fils… ayant fait par lui-même la purification des péchés, s’est assis à la droite de la majesté dans les hauts lieux » (Héb. 1:3).

« Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ, cherchez les choses qui sont en haut, où le Christ est assis à la droite de Dieu » (Col. 3:1).

 

Une image imparfaite peut permettre de faire mieux comprendre ce fait que le Seigneur est à la fois présenté comme présent au milieu des Siens et comme situé dans le ciel à la droite de Dieu, d’où Il reviendra personnellement : Pendant les guerres, l’état major des armées est présent sur chaque champ de bataille au moyen de télécommunications, quoiqu’il ne soit présent visiblement et personnellement qu’au quartier général. Ainsi, notre Seigneur, en vertu de Ses attributs divins est réellement avec Son Église maintenant, mais Il sera visiblement et personnellement sur la terre lors de sa deuxième venue.

 

4.5.2       Quelques événements qui ont été présentés à tort comme accomplissant la venue du Seigneur

Les prophéties concernant le retour du Seigneur n’ont pas été accomplies par la descente du Saint Esprit au jour de la Pentecôte, ni par Sa manifestation en réveils puissants ou en réunions de prières bénies.

En effet :

·       Cette interprétation annule pratiquement la doctrine de la Trinité — faisant du Saint Esprit une simple manifestation de Christ.

·       Dans la promesse de Christ d’envoyer le Saint Esprit, Il parle nettement de Lui comme étant « UN AUTRE Consolateur » (Jean 14:16) ; et dans Jean 16:7 Christ dit : « Si je ne m’en vais pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais, si je m’en vais, je vous l’enverrai ».

·       Les auteurs inspirés des Actes, des épîtres et de l’Apocalypse font mention du retour du Seigneur plus de 150 fois après la Pentecôte et toujours comme étant à venir.

·       Aucun des événements prédits comme devant accompagner la seconde venue de Christ ne s’est produit à la Pentecôte : ni la résurrection des saints endormis (1 Cor. 15:22, 23 ; 1 Thes. 4:13-16), ni le « changement » des croyants vivants à ce moment-là, par lequel ils « revêtiront l’incorruptibilité » (leur « corps corruptible » étant « rendu semblable au corps de Sa gloire » et allant à la rencontre du Seigneur en l’air — 1 Cor. 15:51-53 ; 1 Thes. 4:17 ; Phil. 3:20, 21), ni les lamentations de toutes les tribus de la terre lorsqu’elles verront le Fils de l’homme venant avec puissance et une grande gloire (Matt. 24:29, 30 ; Apoc. 1:7).

 

Ce sont là des phénomènes associés à l’événement du retour de notre Seigneur. Lorsqu’Il viendra, ces phénomènes auront lieu. Aucun de ces évènements n’est arrivé ni à la Pentecôte ni lors d’aucune manifestation du Saint Esprit.

 

4.5.3       La conversion d’un pécheur n’est pas la venue du Seigneur

Il parait trop puéril d’avancer une telle théorie comme une explication sérieuse de prophéties si nombreuses et si détaillées quant aux circonstances. Nous dirons simplement que :

·       suivant l’Écriture, c’est exactement le contraire. La conversion est la venue d’un pécheur à Christ et non pas la venue de Christ pour un pécheur (Matt. 11:28 ; Jean 5:40 ; Jean 7:37 ; Jean 6:37).

·       aucun des événements mentionnés ci-dessus, et devant se produire lors du retour du Seigneur, n’accompagne la conversion d’un pécheur.

 

4.5.4       La mort d’un chrétien n’est pas la venue de Christ, car :

·       Lorsque les disciples comprirent que le Seigneur disait que l’un d’entre eux demeurerait jusqu’à ce qu’Il vienne, le bruit courut parmi les frères « que ce disciple ne mourrait point » (Jean 21:22-24).

·       Les écrivains sacrés parlent toujours de la mort du croyant comme étant son départ. Nulle part le retour du Seigneur n’est mis en rapport avec la mort d’un chrétien (voir Phil. 1:23 ; 2 Tim. 4:6 ; 2 Cor. 5:8). Étienne mourant vit le ciel ouvert et le Fils de l’homme — non pas venant, mais « DEBOUT à la droite de Dieu » (Actes 7:55, 56).

·       Aucun des événements prédits comme devant arriver lors du retour du Seigneur n’accompagne la mort d’un chrétien.

 

4.5.5       La destruction de Jérusalem par les Romains n’était pas la seconde venue de Christ

En effet :

·       Trois événements sont prédits en Matt. 24 et Luc 21:20-24 : la destruction du temple, la venue du Seigneur, et la fin du présent siècle, ou ère/âge (voir Matt. 24:13). C’est la confusion inutile de ces événements, alors qu’ils sont parfaitement distincts, qui a donné naissance à cette notion que l’accomplissement de l’un était l’accomplissement de tous.

·       L’Apôtre Jean écrivit l’Apocalypse après la destruction de Jérusalem, mais il parle toujours de la venue du Seigneur comme étant un événement à venir (Apoc. 1:4, 7 ; 2:25 ; 3:11 ; 22:7, 12, 20). La dernière promesse de la Bible est : « Oui, je viens bientôt » ; la dernière prière, « Viens, Seigneur Jésus ».

·       Aucun des événements prédits comme devant arriver lors du retour du Seigneur n’eut lieu lors de la destruction de Jérusalem (voir 1 Thes. 4:14-17 ; Matt. 24:29, 31 ; Matt. 25:31, 32, etc.).

 

4.5.6       La diffusion du christianisme n’est pas la seconde venue de Christ

En effet :

La diffusion du christianisme est progressive, tandis que les Écritures nous disent que le retour du Seigneur sera soudain et inattendu (Matt. 24:27, 36-42, 44, 50 ; 2 Pierre 3:10 ; Apoc. 3:3).

·       La diffusion du christianisme est une suite de faits, ou un processus. L’Écriture parle invariablement du retour du Seigneur comme étant un événement.

·       La diffusion du christianisme apporte le salut aux méchants, tandis qu’il est dit que la venue de Christ leur apportera, non pas le salut, mais une « ruine soudaine » (1 Thes. 5:2, 3 ; 2 Thes. 1:7-10 ; Matt. 25:31-46).

 

4.5.7       Des événements doivent-ils précéder cette venue du Seigneur ?

On dit quelquefois que cette seconde venue ne peut pas avoir lieu avant que le monde ait été converti par la prédication de l’Évangile et se soit soumis au règne spirituel de Christ pour mille ans.

 

Ce point de vue est tout à fait erroné, parce que :

·       L’Écriture décrit clairement la condition de la terre, lors de le seconde venue de Christ — non pas comme jouissant des bénédictions millénaires, mais comme étant dans une grande perversité (Luc 17:26-32 avec Gen. 6:5-7 et Gen. 13:13 ; Luc 18:8 ; Luc 21:25-27).

·       L’Écriture décrit tout le cours de cette dispensation, du commencement à la fin, dans des termes tels qu’ils excluent toute éventualité d’un monde converti (Matt. 13:36-43, 47-50 ; Matt. 25:1-10 ; 1 Tim. 4:1 ; 2 Tim. 3:1-9 ; 4:3, 4 ; 2 Pierre 3:3, 4 ; Jude 17-19).

·       Le plan de Dieu dans cette dispensation est présenté comme visant, non pas la conversion du monde, mais en vue « d’en tirer un peuple pour son nom ». Après cela, Il « reviendra », et c’est alors seulement, non pas avant, que le monde sera converti. Voir Actes 15:14-17 ; Matt. 24:14 (« pour servir de témoignage ») ; Rom. 1:5 (« parmi », et non pas « de toutes les nations ») ; Rom. 11:14 (« quelques-uns », non pas « tous ») ; 1 Cor. 9:22 ; Apoc. 5:9 (« de toutes tribus », non pas « toutes les tribus de »).

·       Il serait impossible de « veiller » et « d’attendre » en vue d’un événement que nous savons ne pas devoir arriver avant un millier d’années.

 

5        Les deux résurrections

Selon l’Écriture il est clair et certain que tous les morts ressusciteront. Aucune doctrine de la foi ne repose sur l’autorité d’autant de passages de l’Écriture. C’est un doctrine vitale pour la chrétienté : « Mais s’il n’y a pas de résurrection de morts, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; et si Christ n’a pas été ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est vaine » (1 Cor. 15:13-14).

 

5.1      Plusieurs résurrections

L’Écriture n’enseigne pas une résurrection unique, pour tous, en même temps. Du reste, une résurrection partielle des saints a déjà eu lieu : « Les sépulcres s’ouvrirent ; et beaucoup de corps des saints endormis ressuscitèrent, et étant sortis des sépulcres après sa résurrection, ils entrèrent dans la sainte ville, et apparurent à plusieurs » (Matt. 27:53).

 

Deux résurrections sont encore à venir ; elle différent quant à l’époque et aux personnes objet de cette résurrection. Elles sont appelées notamment « la résurrection de vie » et « la résurrection de jugement », ou « la résurrection des justes et celle des injustes », « première résurrection » ou « résurrection d’entre les morts », et « résurrection des morts », etc.

Voici les textes sur ce sujet :

« L’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix ; et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection de vie ; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement » (Jean 5:28-29).

Le mot « heure » impliquerait-il une résurrection simultanée de ces deux classes ? non, car « l’heure » du verset 25 dure déjà depuis plus de 1900 ans (voir aussi « jour » dans 2 Pierre 3:8 ; 2 Cor. 6:2 ; Jean 8:56).

 

5.2      Première résurrection

« Mais quand tu fais un festin, convie les pauvres, les estropiés, les boiteux, les aveugles ; et tu seras bienheureux, car ils n’ont pas de quoi te rendre la pareille : car la pareille te sera rendue en la résurrection des justes » (Luc 14:13-14).

« Car, comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue » (1 Cor. 15:22-23).

« Or nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l’ignorance à l’égard de ceux qui dorment, afin que vous ne soyez pas affligés comme les autres qui n’ont pas d’espérance. Car si nous croyons que Jésus mourut et qu’il est ressuscité, de même aussi, avec lui, Dieu amènera ceux qui se sont endormis par Jésus. (Car nous vous disons ceci par la parole du Seigneur : que nous, les vivants, qui demeurons jusqu’à la venue du Seigneur, nous ne devancerons aucunement ceux qui se sont endormis. Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix d’archange, et avec la trompette de Dieu, descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thes. 4:13-16).

Cette « résurrection de vie », « des justes », des « morts en Christ » est celle dont Paul parle en Phil. 3:11 : « si en quelque manière que ce soit je puis parvenir à la résurrection d’entre les morts ». Il n’est pas dit « des morts ». S’il était parlé de résurrection des morts, cela impliquerait une résurrection simultanée de tous les morts. « D’entre les morts » implique nécessairement une sélection, c’est-à-dire qu’une partie « des morts » demeure. Si l’Apôtre avait pensé à une résurrection de tous les morts, comment aurait-il pu parler d’y parvenir « si possible » puisqu’il lui était impossible d’y échapper ?

En Apoc. 20:4-6, les deux résurrections sont de nouveau mentionnées ensemble, mais avec cette importante adjonction du temps qui s’écoulera entre la résurrection de ceux qui sont sauvés et de ceux qui ne le sont pas.

« Et je vis des trônes, et ils étaient assis dessus, et le jugement leur fut donné ; et les âmes de ceux qui avaient été décapités pour le témoignage de Jésus, et pour la parole de Dieu ; et ceux qui n’avaient pas rendu hommage à la bête ni à son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main ; et ils vécurent et régnèrent avec le Christ mille ans : le reste des morts ne vécut pas jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est ici la première résurrection. Bienheureux et saint celui qui a part à la première résurrection : sur eux la seconde mort n’a point de pouvoir ; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et du Christ, et ils régneront avec lui mille ans » (Apoc. 20:4-6).

 

5.3      Résurrection de jugement

Les versets 12 et 13 d’Apoc. 20 décrivent la seconde résurrection, celle « de jugement ».

« Et je vis les morts, les grands et les petits, se tenant devant le trône ; et des livres furent ouverts ; et un autre livre fut ouvert qui est celui de la vie. Et les morts furent jugés d’après les choses qui étaient écrites dans les livres, selon leurs œuvres. Et la mer rendit les morts qui étaient en elle ; et la mort et le hadès rendirent les morts qui étaient en eux, et ils furent jugés chacun selon leurs œuvres » (Apoc. 20:12-13).

Le témoignage des Écritures établit donc clairement que les corps des croyants sont ressuscités d’entre les corps des incrédules, et qu’ils iront à la rencontre du Seigneur en l’air mille ans avant la résurrection de ces derniers.

 

5.4      Résurrection des corps

On doit retenir fermement que la doctrine de la résurrection concerne les corps de ceux qui sont morts. Les esprits détachés des corps arrivent instantanément dans un état conscient soit de félicité soit de tourment (Phil. 1:23 ; 2 Cor. 5:8 ; Luc. 16:22, 23).

 

6        Les cinq Jugements

L’expression « jugement général » que l’on rencontre si fréquemment dans la littérature religieuse, ne se trouve pas dans l’Écriture, et ce qui est plus important encore, l’idée que l’on désire exprimer par ces termes ne s’y trouve pas non plus. On parle pareillement de « jugement dernier », et Marthe parlait de manière vague et générale de « la résurrection au dernier jour » (Jean 11:24).

C’est une habitude déplorable pour le monde chrétien de parler du Jugement comme d’un grand événement à la fin du monde, avec comparution de tous les êtres humains, les saints, les pécheurs, les Juifs et les Gentils, les vivants et les morts, devant le « Grand Trône Blanc », pour y être jugés. Rien n’est plus éloigné de l’enseignement des Écritures ».

L’Écriture parle de cinq jugements qui peuvent être classés en quatre catégories se différenciant par :

·             les personnes objets du jugement,

·             le lieu du jugement,