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Courants rafraîchissants découlant de La Source de Vie

 

Jean 7:37 : Jésus dit : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive

H. H. SNELL

 

Les sous-titres ont été ajoutés par Bibliquest
Streams of Refreshing from the fountain of life — 1897

 

 

Table des matières limitée aux chapitres :

1     Préface

2     Foi et Incrédulité — Ruth 1:15-16 — chapitre 4

3     Le Pharisien et le Publicain — Luc 18:10-14 — chapitre 10

4     La purification du lépreux — Lév. 14:1-8 — chapitre 11

5     Le bon samaritain — Luc 10:25-37 — chapitre 12

6     La naissance de Jésus — Matthieu 2 — chapitre 18

7     Le Choix de la Foi — Cantique des Cant. 2:3-4 — chapitre 20

8     Le Salut, ou la conversion du geôlier de Philippes — Actes 16:30-31 — chapitre 21

9     Jésus en compagnie d’un homme religieux et d’une pécheresse — Luc 7:36-50 — chapitre 7

10       Ne crains point — Apoc. 1:8-20 — chapitre 1

11       Jésus, Celui qui guérit — Marc 5:24-34 — chapitre 2

12       La liberté de l’évangile — Galates 5:1 — chapitre 3

13       Assurance — Genèse 15 — chapitre 6

14       Paix à ceux qui sont anxieux — Le serpent d’airain — Nombres 21:8-9 — chapitre 19

15       Position et espérance du chrétien — Rom. 8:1-9 ; Col. 2:9-10 — chapitre 5

16       Gratuité de la grâce — ou : l’eau vive — Apo. 22:1 — chapitre 8

17       La mort et le jugement sont passés pour le croyant — Héb. 9:27-28 — chapitre 9

18       Le sang qui fait propitiation pour l’âme — Lév. 17:11 — chapitre 13

19       LUTTEZ — Luc 13:24 — (chapitre 15)

20       Christ, la porte — (chapitre 14)

21       DESCENDS VITE — Zachée ; Luc 19:5 — (chapitre 16)

22       Qui sont les brebis de Christ ?  (chapitre 17)

23       L’iniquité ôtée et la propitiation faite pour le péché — Ésaïe 6 — (chapitre 22)

24       Le feu étranger et le feu du ciel — 2 Chroniques 7:1-10 — (chapitre 23)

25       La conversion — ou la prédication de Paul à Thessalonique et ses effets — 1 Thes. 1:9-10 et Actes 17 — (chapitre 24)

26       Vous parlerez au rocher — Nombres 20 à 21:3 — (chapitre 25)

27       La nouvelle naissance — (chapitre 26)

28       La loi et la grâce — (chapitre 27)

29       La traversée du Jourdain : Josué 3 et 4 — (chapitre 28)

 

Table des matières complète :

1     Préface

2     Foi et Incrédulité — Ruth 1:15-16 — chapitre 4

2.1      La condition morale de Ruth

2.2      La bonne nouvelle

2.3      L’effet produit par cette nouvelle

2.4      L’avertissement

3     Le Pharisien et le Publicain — Luc 18:10-14 — chapitre 10

3.1      Le Pharisien

3.2      Le Publicain

3.3      Le verdict divin

4     La purification du lépreux — Lév. 14:1-8 — chapitre 11

4.1      Le lépreux amené au sacrificateur — Lév. 14:2

4.2      Le lépreux examiné par le sacrificateur — Lév. 14:3

4.3      Le lépreux purifié, mais uniquement par la mort d’un autre

4.4      L’aspersion du sang

4.5      L’oiseau vivant était alors lâché

4.6      Le lépreux se purifiant lui-même

5     Le bon samaritain — Luc 10:25-37 — chapitre 12

5.1      La condition misérable de l’homme déchu

5.2      L’incapacité de la loi ou des ordonnances à répondre aux besoins de l’homme.

5.3      La profondeur et la perfection de l’amour du Sauveur

5.4      La sécurité et l’espérance du pécheur guéri et racheté

6     La naissance de Jésus — Matthieu 2 — chapitre 18

6.1      L’annonce prophétique du Messie

6.2      Trois catégories de personnes

6.2.1       Hérode

6.2.2       Les Scribes et les Pharisiens

6.2.3       Les Mages

6.3      La mort de Jésus

6.4      Le Roi glorifié

7     Le Choix de la Foi — Cantique des Cant. 2:3-4 — chapitre 20

7.1      Le choix du croyant

7.2      Le repos du croyant

7.3      La joie du croyant

7.4      Les exercices du croyant

7.5      Les privilèges du croyant

8     Le Salut, ou la conversion du geôlier de Philippes — Actes 16:30-31 — chapitre 21

8.1      Importance et urgence du salut

8.2      La conversion du geôlier

8.2.1       Le réveil du geôlier

8.2.2       L’Évangile prêché

8.2.3       Les effets de cet évangile

9     Jésus en compagnie d’un homme religieux et d’une pécheresse — Luc 7:36-50 — chapitre 7

10       Ne crains point — Apoc. 1:8-20 — chapitre 1

10.1     Avoir à faire avec le Seigneur Jésus est inévitable

10.2     Jean et le Seigneur

10.2.1      Jean comme disciple

10.2.2      Jean à Patmos

10.3     La vison de Jean à Patmos

10.4     Le Seigneur comme Jean l’a vu

10.5     La bénédiction est aux pieds de Jésus

10.5.1      Paul

10.5.2      Pierre

10.5.3      La femme pécheresse

10.6     Ne crains pas

10.6.1      à cause de Sa Personne

10.6.2      à cause de l’œuvre accomplie

10.6.3      à cause de Son exaltation

10.7     Avoir à faire au Seigneur de la bonne manière

11       Jésus, Celui qui guérit — Marc 5:24-34 — chapitre 2

11.1     Le travail de l’Esprit dans le cœur de la femme

11.2     Comment Jésus agit avec cette pécheresse

12       La liberté de l’évangile — Galates 5:1 — chapitre 3

12.1     La délivrance de l’esclavage de Satan

12.2     La délivrance de la culpabilité et de la domination du péché

12.3     Délivrance de l’esclavage et de la malédiction de la loi

12.4     La délivrance de la crainte de la mort.

12.5     La liberté dans la présence de Dieu

12.6     Notre liberté d’enfants de Dieu

12.7     La liberté dans le service

13       Assurance — Genèse 15 — chapitre 6

13.1     La justice par la foi — de tout temps

13.2     Justifié entièrement en Christ

13.3     Douter de Dieu ?

13.4     L’assurance

13.4.1      Le renoncement à soi-même

13.4.2      L’intelligence des pensées de Dieu touchant Christ et Son œuvre

13.5     Applications de ces vérités

13.6     Des rechutes ?

13.7     Un sort éternel et définitif

14       Paix à ceux qui sont anxieux — Le serpent d’airain — Nombres 21:8-9 — chapitre 19

14.1     L’état du peuple

14.2     Le remède de Dieu

14.3     Les effets

14.4     Faisons connaître ce salut

14.5     Un dernier appel à saisir ce salut

15       Position et espérance du chrétien — Rom. 8:1-9 ; Col. 2:9-10 — chapitre 5

15.1     « En Christ » ou « dans la chair » : Délivrance du péché

15.2     Notre position

15.3     Notre espérance

16       Gratuité de la grâce — ou : l’eau vive — Apo. 22:1 — chapitre 8

16.1     Importance de l’Apocalypse, ou Révélation

16.2     Signification de l’eau vive selon l’évangile de Jean

16.3     La grâce qui vient de Dieu

16.4     La part de ceux qui boivent de l’eau de la vie

16.5     Une eau abondante

16.6     Une eau pure

16.7     L’eau de la vie : glorieuse

16.8     Sauvés par grâce

16.9     La grâce pour les inconvertis

17       La mort et le jugement sont passés pour le croyant — Héb. 9:27-28 — chapitre 9

17.1     Trois apparitions du Seigneur

17.1.1      Pour ôter le péché

17.1.2      Comme souverain sacrificateur pour les croyants

17.1.3      Le jugement

17.2     La mort, le jugement, le Sauveur

17.3     Un Sauveur qu’il faut accepter personnellement

17.4     Délivrance de la mort

17.5     Délivrance du jugement

17.6     L’espérance du croyant

18       Le sang qui fait propitiation pour l’âme — Lév. 17:11 — chapitre 13

18.1     Le sang de Christ et la rémisson des péchés

18.2     Le sang dans les types de l’Ancien Testament

18.2.1      La propitiation du temps des premiers patriarches

18.2.2      Le sang de l’agneau pascal

18.2.3      Le sang et la purification du lépreux

18.2.4      Le grand jour des propitiations

18.2.5      La cessation des sacrifices de l’Ancien Testament et le sacrifice de Christ

18.3     Ce que Dieu nous procure par le sang

18.3.1      La rémission des péchés par le sang.

18.3.2      La justification par le sang

18.3.3      La paix par le sang

18.3.3.1       Regarder au sang et non pas à soi-même

18.3.3.2       Peur de la mort ?

18.3.3.3       Peur du jugement ?

18.3.3.4       À quoi regarde-t-on ?

18.3.4      La proximité de Dieu en Christ et par Son sang

18.3.5      Nous adorons sur la base du sang versé

18.3.6      C’est en vertu du sang que nous entrerons dans le gloire.

19       LUTTEZ — Luc 13:24 — (chapitre 15)

19.1     Qu’est-ce que la porte étroite ?

19.2     C’est une porte ÉTROITE

19.3     Entrer

19.4     Luttez pour entrer

19.5     Il y a beaucoup d’obstacles pour entrer par la porte étroite

19.5.1      L’esprit charnel

19.5.2      Satan

19.5.3      Le monde

19.5.4      Les relations et les connaissances

19.6     Les expériences de ceux qui « luttent »

19.7     Quatre raisons de lutter pour entrer par la porte étroite

19.7.1      « Beaucoup chercheront à entrer et ne pourront pas ».

19.7.2      La porte sera fermée

19.7.3      Beaucoup de chrétiens professants seront fermés dehors.

19.7.4      Le tourment éternel des perdus

20       Christ, la porte — (chapitre 14)

21       DESCENDS VITE — Zachée ; Luc 19:5 — (chapitre 16)

21.1     Service du Seigneur auprès des âmes

21.2     Le désir de Zachée

21.3     L’attitude du Fils de Dieu

21.4     L’appel pressant du Seigneur

21.4.1      Importance que l’esprit de l’homme s’abaisse

21.4.2      Ceux qui sont fiers de leur propre justice

21.4.3      Ceux qui rejettent Dieu en face

21.4.4      Les curieux en matière de religion

21.4.5      Il faut « descendre » pour recevoir le Seigneur

21.4.6      L’urgence de descendre

21.4.7      Aujourd’hui…

21.5     La bénédiction qu’il y a à recevoir Jésus — ce qui en découle.

21.5.1      Recevoir Jésus Lui-même

21.5.2      La joie

21.5.3      Un salut immédiat

21.5.4      Amenés à la communion

21.5.5      Marcher dans la piété

21.6     Part terrible de ceux qui refusent le salut offert

22       Qui sont les brebis de Christ ?  (chapitre 17)

22.1     Elles écoutent Sa voix

22.2     Elles suivent Christ

22.3     La sécurité des brebis

22.3.1      Elles ont la vie éternelle

22.3.2      Elles ne périront jamais

22.3.3      Personne ne les ravira de ma main

23       L’iniquité ôtée et la propitiation faite pour le péché — Ésaïe 6 — (chapitre 22)

23.1     La grâce qui découle du sacrifice expiatoire

23.2     « L’année de la mort du roi Ozias »

23.3     La glorieuse vision du prophète

23.4     L’effet produit par la vision

23.4.1      Se voir dans la lumière de Dieu

23.4.2      Une conviction personnelle

23.4.3      Impur devant Dieu

23.4.4      La conviction de péché en voyant Jésus

23.5     L’assurance du pardon donnée au prophète

23.5.1      Une règle du trône de la grâce

23.5.2      Le fondement de l’assurance

23.5.2.1       Le sang de Christ

23.5.2.2       La Parole de Dieu

23.5.3      Un plein salut

23.6     Son obéissance de bon cœur

23.7     Faire le point

24       Le feu étranger et le feu du ciel — 2 Chroniques 7:1-10 — (chapitre 23)

24.1     Le feu étranger : Les pensées humaines au sujet de Christ

24.2     Le feu du ciel : Les pensées de Dieu au sujet de Christ

24.3     Avoir la même pensée que Dieu au sujet de Christ

24.4     La gloire qui suit le sacrifice consumé

24.5     Effets pratiques de la considération de cette œuvre achevée

24.5.1      Humilité

24.5.2      Piété

24.5.3      Joie

25       La conversion — ou la prédication de Paul à Thessalonique et ses effets — 1 Thes. 1:9-10 et Actes 17 — (chapitre 24)

25.1     La puissance de Dieu en salut

25.2     La prédication de Paul à Thessalonique

25.3     Effets de la prédication de Paul à Thessalonique

25.3.1      Tournés des idoles vers Dieu

25.3.2      Au service du Dieu vivant et vrai

25.3.3      L’attitude de leurs âmes : l’attente du Seigneur

26       Vous parlerez au rocher — Nombres 20 à 21:3 — (chapitre 25)

26.1     Le rocher frappé — la grâce envers des pécheurs

26.2     Ce qu’il y a après avoir bu l’eau du Rocher

26.2.1      L’état du croyant qui a cessé de vivre de Christ

26.2.2      L’échec dans le service pour Dieu

26.2.3      Le vrai chemin du chrétien

26.2.4      Bénédictions découlant du fait de boire de l’eau du rocher

27       La nouvelle naissance — (chapitre 26)

27.1     L’erreur d’un homme religieux

27.2     Jésus ne repousse personne. Danger d’une profession de christianisme sans nouvelle naissance

27.3     La manière directe et personnelle du Seigneur

27.4     La nouvelle naissance : un impératif

27.5     La nouvelle naissance n’est pas une transformation de la chair, de la vieille nature

27.6     La nouvelle naissance n’est pas une amélioration extérieure

27.7     L’effet de la Parole de Dieu, un travail divin

27.8     Le salut de Dieu. La source de vie

27.9     L’Ancien Testament en parlait. Regarder le serpent d’airain

27.10       Regarder à Jésus élevé sur la croix

27.11       Un appel à écouter aujourd’hui

28       La loi et la grâce — (chapitre 27)

28.1     Annoncer la Parole de vérité

28.2     La vérité de l’évangile corrompue par la loi

28.2.1      Que faut-il comprendre par la loi ?

28.2.2      Les effets de la loi

28.2.3      Qu’est-ce que la grâce ?

28.2.4      Quelques contrastes frappants entre la loi et l’évangile

28.3     Plusieurs catégories de personnes

28.3.1      Ceux qui se placent sous le joug de la loi

28.3.2      Ceux qui finissent par ajouter à l’œuvre de Christ

28.3.3      Ceux qui ne sont exercés ni par la loi ni par l’évangile

29       La traversée du Jourdain : Josué 3 et 4 — (chapitre 28)

29.1     Condition désespérée de l’homme

29.2     La bénédiction, fruit de la pure grâce divine

29.3     Le Jourdain ne représente pas la fin de la vie du croyant

29.4     La condition d’Israël : comme des consciences réveillées, ayant peur de la mort

29.5     Délivrés de la mort par la mort de Christ

29.6     La traversée du Jourdain

29.6.1      Un acte de foi en la délivrance de Dieu

29.6.2      Une position et une espérance céleste

29.7     Israël dans le Pays

29.7.1      Les pierres tirées du Jourdain : Le souvenir de la mort de Christ

29.7.2      La mort au péché vient après, et comment

29.7.3      La Pâque

29.7.4      Changement de nourriture

29.7.5      Les combats

 

 

 

1                        Préface

Ce petit volume traite de Jésus, le Fils de Dieu, et de la manière dont Dieu sauve les pécheurs. Nous espérons que la croix de notre Seigneur Jésus Christ en sera le sujet dominant, qui aura pour effet non seulement de parler aux insouciants et de les saisir, mais aussi d’affermir les faibles et de réconforter les saints dans la peine.

Par le sang de Jésus, Dieu parle de paix et d’amour à tout pécheur qui croit ; et ce même sang précieux permet au croyant de s’approcher de Dieu et de demeurer près de Lui. Le sang de Christ, véritable fondement de la paix et de la confiance en Dieu, donne le repos de la conscience dans la présence de Dieu, où se trouve maintenant Jésus, et remplit le coeur de louange.

Cependant, beaucoup de croyants demeurent dans une grande servitude. Ils s’attendent sincèrement à Christ en ce qui concerne le salut et possèdent vraiment la vie éternelle, sans en avoir bien conscience. Comme Lazare à sa sortie du tombeau, ils ont réellement la vie, mais sont incapables de marcher en liberté, de servir le Seigneur ou de confesser joyeusement Son Nom, à cause de ce suaire de la mort dont ils sont encore comme enveloppés ! Ils se débattent, mais demeurent entravés et ont besoin d’être délivrés. Certains essayent en vain de trouver la liberté en sondant leur propre coeur, ou s’attendent à la recevoir de quelqu’un, au lieu de regarder seulement à Christ et de croire sa Parole. Il est de la plus grande importance que le croyant apprenne de Dieu lui-même quelle est sa sécurité et sa position en Christ : il est déjà enfant de Dieu, de l’autre côté de la mort, dans les lieux célestes EN Christ ; non pas encore AVEC Christ, mais EN Christ. Ayant réalisé cela, il doit naturellement se poser cette question : «Quelle est mon espérance» ? Nous lui répondons : «la venue de Christ». Notre espérance n’est pas d’obtenir la vie éternelle, puisque celui qui croit l’a déjà (Jean 5:24). Elle n’est pas davantage d’obtenir le pardon des péchés, puisque nous l’avons aussi dès maintenant : «Nous avons la rédemption par son sang, la rémission des fautes selon les richesses de sa grâce» (Éph. 1:7). Enfin, elle n’est pas non plus d’obtenir la justice, puisque «Christ est la fin de la loi pour justice à tout croyant» (Rom. 10:4). Qu’attendons-nous donc ? La réponse inspirée, c’est : «nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité du corps de sa gloire» (Phil. 3:20-21).

Telles sont les précieuses vérités de la Parole de Dieu sur lesquelles nous désirons attirer l’attention de notre lecteur dans ce petit volume. Nous l’avons écrit avec un profond sentiment de faiblesse, comptant sur le Dieu de toute grâce, à qui soit la gloire éternellement. Amen.

 

 

 

2                        Foi et Incrédulité — Ruth 1:15-16 — chapitre 4

 

«Et Naomi dit : Voici, ta belle-soeur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne-t-en après ta belle-soeur. Et Ruth dit : Ne me prie pas de te laisser, pour que je m’en retourne d’avec toi ; car où tu iras, j’irai, et où tu demeureras, je demeurerai : ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu» (Ruth 1:15-16).

 

Quelle que soit la partie de la Bible que nous considérions, nous y trouvons toujours, avec le secours de l’Esprit, les grandes vérités de l’Évangile placées devant nous. On dirait que chaque page proclame le salut par la grâce et nous présente le Seigneur Jésus comme le Sauveur des pécheurs perdus et misérables. Dans le Nouveau Testament, ces vérités sont clairement exprimées, mais dans l’Ancien Testament, elles se présentent généralement à nous sous forme de types, ou d’ombres.

Le livre de Ruth a été apprécié par de nombreux chrétiens pour ses enseignements typiques d’un caractère «dispensationnel». Le livre de la Genèse est si riche en enseignements de cette sorte qu’on pourrait dire qu’il est la table des matières de toute la Bible. Toutefois, le petit livre de Ruth nous donne des aperçus sur les voies dispensationnelles de Dieu, et, quoiqu’en raccourci, tout y est parfaitement préservé selon l’ordre divin. Le livre s’ouvre sur une description du peuple d’Israël dispersé parmi les nations, l’Éternel ayant envoyé la famine en jugement dans leur pays. Au bout d’un certain temps, nous voyons Dieu bénir de nouveau son peuple, si bien que Naomi (figure du résidu juif) retourne dans son pays qui est de nouveau l’objet de la bonté et de la miséricorde de l’Éternel. Ce livre se termine enfin en nous montrant Naomi à la fois consolée et nourrie, elle qui avait hélas si justement porté son nom de Mara (= «amère»). Mais il est important de remarquer qu’entre temps — c’est-à-dire après la dispersion des Israélites, et avant leur restauration et le retour de la bénédiction — une pauvre pécheresse d’entre les nations, rejetée, entend parler de la bonté du Dieu d’Israël, ajoute foi à ce qu’elle entend, confesse son attachement à l’Éternel, et devient finalement l’épouse du riche et miséricordieux Boaz qui seul pouvait user du droit de rachat. Alors seulement, et pas avant, le coeur de l’Israélite rentrée dans son pays peut se réjouir. Tout ceci est très clair pour ceux qui ont médité avec prière sur ces passages prophétiques.

Mais, au fait, où sont les Juifs aujourd’hui ? Ne sont-ils pas dispersés parmi les nations ? Leur ville n’est-elle pas en ruine, et leur pays plongé dans la misère et dans les ténèbres ? Selon la formule de l’apôtre, ils ont été «arrachés pour cause d’incrédulité» (Rom. 11:20). Toutefois, ils seront rétablis dans leur propre pays, «greffés sur leur propre olivier» (Rom. 11:20), «un esprit de grâce et de supplications» sera répandu sur eux, et «ils regarderont vers celui qu’ils auront percé» (Zach. 12:10), avant d’être introduits dans les bénédictions de la nouvelle alliance, remplis de joie et d’allégresse. Toutefois ce ne sera pas avant que «la plénitude des nations soit entrée» (Rom. 11), pas avant que l’Église ait été appelée par le témoignage de l’Évangile, et pas avant que le Seigneur Lui-même ne soit descendu du Ciel à sa rencontre, pour l’introduire au banquet des noces de l’Agneau. Actuellement, Israël, en tant que nation, est sous le jugement de Dieu à cause de son péché (à l’exception des quelques uns qui, selon l’élection de la grâce, reçoivent dès maintenant le Sauveur), tandis que Dieu prêche l’évangile du pardon des péchés à toutes ses créatures «pour en tirer un peuple pour son nom» (Act. 15:14). La bonne nouvelle selon laquelle il y a du pain en abondance dans la maison du Père pour les pauvres fils prodigues repentants est proclamée aujourd’hui (Luc 15:17). Le glorieux témoignage du «pain vivant descendu du ciel» (Jean 6:51) est annoncé aux nations (1 Tim. 3:16), et bientôt le Seigneur reviendra pour prendre son Église auprès de Lui. Après ces choses se réalisera la joie de la nation d’Israël, car l’Écriture dit que «le libérateur viendra de Sion ; il détournera de Jacob l’impiété» (Rom. 11:26), et alors «Israël fleurira et poussera, et remplira de fruits la face du monde» (És. 27:6).

Nous avons considéré brièvement le livre de Ruth dans ses grandes lignes. Voyons maintenant quel enseignement nous pouvons tirer des versets placés devant nous. 1°) La condition morale de cette femme destinée par la suite à tant d’honneur et de bénédiction. 2°) La nouvelle qu’elle entendit. 3°) L’effet produit sur elle par cette nouvelle. 4°) L’avertissement que nous pouvons tirer du cas d’Orpa, sa belle-soeur.

2.1   La condition morale de Ruth

C’était une pécheresse d’entre les nations, exclue des privilèges du peuple d’Israël si favorisé, éloignée de Dieu, une idolâtre. Son origine et sa naissance étaient des plus méprisés. Moabite, elle appartenait à ce peuple dont la loi de Moïse déclarait qu’«il n’entrerait pas dans la congrégation de l’Éternel, même jusqu’à la dixième génération» (Deut. 23:3). Elle était donc sans Dieu et sans espérance dans le monde (Éph. 2:12). Nous sommes nous aussi, par Adam, des créatures déchues, des Gentils, étrangers au peuple d’Israël, loin de Dieu, ne jouissant pas des privilèges des Juifs. Nous sommes tous par nature des enfants de colère (Éph. 2:3), ne pouvant prétendre à rien de la part de Dieu dont nous ne méritons qu’une juste condamnation, parce que nous nous sommes rebellés contre Lui, en transgressant ses saints commandements. Telle est notre condition. Mais la grâce consiste en ce que Dieu — tandis que son peuple d’autrefois (les Juifs) est dispersé à cause de son incrédulité — nous appelle maintenant, nous les Gentils qui croyons en Lui, et nous accorde le pardon et la paix par le sang expiatoire de Son Fils bien-aimé.

2.2   La bonne nouvelle

C’est alors qu’elle vivait dans ce contexte de péché, dans ce lointain pays de Moab, que Ruth apprit que «l’Éternel avait visité son peuple pour leur donner du pain» (Ruth 1:6). Cette bonne nouvelle, elle la crut, et c’est ce témoignage de la bonté et de la miséricorde du Dieu d’Israël qui la toucha au plus profond de son coeur et de son âme. Mais, cher lecteur, quelle est donc la nouvelle proclamée aujourd’hui sinon que Dieu a envoyé son Fils pour sauver ceux qui sont perdus, qu’Il a donné ce «pain de vie» à de pauvres pécheurs qui périssaient, et que, dans son amour merveilleux, Il a livré son Fils unique à la mort de la croix, afin que ces pécheurs fussent sauvés de la colère à venir ? Cette nouvelle n’est-elle pas que, par la crucifixion de Christ, le péché est ôté pour toujours, et que Christ Lui-même justifie tout pécheur qui croit en Lui ? Oui, tout pécheur, aussi souillé soit-il — qu’il soit Juif ou moabite ! «Quiconque» croit en Lui ne périra pas mais a la vie éternelle (Jean 3:16). Notre Seigneur Jésus Lui-même a dit : «Moi, je suis le pain vivant qui est descendu du ciel : si quelqu’un mange de ce pain, il vivra éternellement ; or le pain aussi que moi je donnerai, c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde» (Jean 6:51). Quelle glorieuse nouvelle pour ceux qui ont le coeur brisé et qui ploient sous le fardeau du péché ! Quelle merveilleuse nouvelle ! Combien notre Dieu est bon et plein d’amour, Lui qui, au lieu de nous bannir tous de sa présence à cause de nos transgressions, a envoyé son Fils unique mourir afin que nous ayons la vie, puis, l’ayant ressuscité d’entre les morts pour avoir accompli l’oeuvre de rédemption éternelle, Il ordonne maintenant que soit proclamée cette nouvelle merveilleuse à l’intention de toutes les créatures ! Mais qui croit ces choses ? Le prophète avait de bonnes raisons de s’écrier : «Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l’Éternel a-t-il été révélé» ? (És. 53:1).

 

2.3   L’effet produit par cette nouvelle