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ÉVANGILE SELON MARC

 

 

Études sur la Parole de Dieu

 

 

par J.N. Darby

 

Cette édition ne diffère du texte original que par l’ajout, entre les paragraphes, des titres et sous-titres et subdivisions, ainsi que par l’indication, dans le texte, de la référence des versets bibliques dont l’auteur fait le commentaire ou qu’il cite

 

 

Table des matières abrégée :

1     Chapitre 1

2     Chapitre 2

3     Chapitre 3

4     Chapitre 4

5     Chapitre 5

6     Chapitre 6

7     Chapitre 7

8     Chapitre 8

9     Chapitre 9

10      Chapitre 10

11      Chapitre 11

12      Chapitre 12

13      Chapitre 13

14      Chapitre 14

15      Chapitre 15

16      Chapitre 16

 

 

Tables des matières complète :

1     Chapitre 1

1.1     [Caractère particulier de l’évangile : Jésus le Serviteur dans Sa vie ici-bas]

1.2     [ch. 1 v. 1-8 — Jean le Baptiseur, précurseur de Jésus]

1.2.1     [But de la mission de Jean : la rémission des péchés pour les repentants]

1.2.2     [Caractère du pardon annoncé par Jean, en rapport avec la responsabilité du peuple]

1.2.2.1      [Pardon justifiant et pardon gouvernemental, lié aux voies de Dieu]

1.2.2.2      [Pardon actuel offert à Israël, accompli à la fin sous la nouvelle alliance]

1.2.3     [ch. 1 v. 4-5 — Conscience du peuple touchée par le témoignage de Dieu]

1.2.4     [ch. 6-8 — Annonce de l’introduction de Jésus et de Son service en puissance]

1.3     [ch. 9-15 — Le Seigneur entre dans Son ministère]

1.3.1     [ch. 1 v. 9-13 — Position et caractère pris par le Seigneur ici-bas]

1.3.2     [ch. 1 v. 14-15 — Christ entre dans Son ministère comme témoin]

1.4     [ch. 1 v. 16-45 — Différents aspects du ministère de Christ]

1.4.1     [ch. 1 v. 16-27 — Autorité pour appeler, enseigner et chasser les démons]

1.4.2     [ch. 1 v. 28-34 — Service du Seigneur pour guérir les malades]

1.4.3     [ch. 1 v. 35-39 — Service en communion et sous la dépendance de Dieu]

1.4.4     [ch. 1 v. 40-45 — Puissance et amour pour guérir le lépreux]

1.4.4.1      [Jésus guérit le lépreux misérable qui a foi en Sa puissance]

1.4.4.2      [Dieu seul peut chasser la lèpre, image du péché, sans être souillé]

1.4.4.3      [Amour du Seigneur, descendu jusqu’à l’homme souillé pour le sauver]

1.4.4.4      [ch. 1 v. 43-45 — Témoignage par la soumission à la loi, loin de la foule]

2     Chapitre 2

2.1     [ch. 2 v. 1-12 — Pardon gouvernemental des péchés avec la guérison]

2.2     [ch. 2 v. 13-28 — Incompatibilité entre l’énergie divine et les formes du judaïsme]

2.2.1     [ch. 2 v. 13-20 — Ministère de Jésus envers les pécheurs, l’Époux étant là]

2.2.2     [ch. 2 v. 21-22 — L’évangile ne peut se mêler au judaïsme sans le gâter]

2.2.3     [ch. 2 v. 23-28 — Les ordonnances ne peuvent limiter la grâce et la puissance divines]

3     Chapitre 3

3.1     [ch. 3 v. 1-12 — Service de Jésus envers tous, selon la bonté de Dieu]

3.1.1     [Le Seigneur agit en bonté envers l’homme, dans toutes les circonstances]

3.1.2     [Manifestation de l’amour dans le service, où s’exerce la puissance]

3.2     [ch. 3 v. 13-35 — Opposition de l’homme à la puissance manifestée]

4     Chapitre 4

4.1     [Caractère réel du service et son résultat, jusqu’à la fin]

4.2     [ch. 4 v. 1-34 — Enseignement du Seigneur sur la Parole semée]

4.2.1     [ch. 4 v. 1-20 — Distinction entre les disciples et les Juifs, ceux-ci étant mis de côté]

4.2.2     [ch. 4 v. 21-25 — Responsabilité de l’homme dans la prédication de l’évangile]

4.2.2.1      [ch. 4 v. 21-23 — Prédication de l’évangile confiée à l’homme, pour publier la vérité]

4.2.2.2      [ch. 4 v. 24-25 — Responsabilité des disciples de répandre la parole reçue]

4.2.3     [ch. 4 v. 26-29 — Croissance de l’évangile dans le monde sans la présence de Jésus]

4.2.4     [ch. 4 v. 30-34 — Croissance du royaume pour devenir un grand système]

4.3     [ch. 4 v. 35-41 — Difficultés du chemin pour ceux qui suivaient Christ]

4.3.1     [Incrédulité des disciples dans l’orage, oubliant leur relation avec Jésus]

4.3.2     [Tranquillité de la confiance de Jésus dans l’orage, en contraste avec les disciples]

4.3.3     [État des disciples, oubliant que Jésus est avec eux et qu’avec Lui, ils ne craignent rien]

5     Chapitre 5

5.1     [ch. 5 v. 1-20 — Service des disciples en l’absence de Jésus rejeté]

5.1.1     [Témoignage de celui qui a été délivré par Jésus, image du résidu juif]

5.1.2     [Manifestation de la puissance de Jésus dans le service]

5.2     [ch. 5 v. 21-43 — Position de Jésus dans Son œuvre, parmi les Juifs]

5.2.1     [ch. 5 v. 21-34 — Seule la foi peut profiter de la puissance de Jésus]

5.2.2     [ch. 5 v. 35-43 — Résurrection de la nation juive morte, à la fin, par grâce]

5.2.3     [Caractère et manifestation pratique du ministère de Jésus]

6     Chapitre 6

6.1     [Suite du service de Jésus, bien que déjà rejeté par Son peuple]

6.2     [ch. 6 v. 1-13 — Œuvre de Jésus et de Ses disciples]

6.2.1     [Jésus a la puissance divine pour envoyer Ses disciples servir]

6.2.2     [ch. 6 v. 1-6 — L’incrédulité empêche les miracles de Jésus, homme méprisé]

6.2.3     [ch. 6 v. 7-13 — Seule l’autorité divine peut donner la puissance dans le service]

6.3     [ch. 6 v. 14-29 — Opposition de Hérode, autorité impie, contre les fidèles]

6.4     [ch. 6 v. 45-56 — Le Seigneur ne cesse pas Son œuvre de bénédiction]

7     Chapitre 7

7.1     [Contraste entre le cœur de l’homme et celui de Dieu, plein de grâce]

7.1.1     [ch. 7 v. 1-23 — Jugement de la religion de forme des Juifs et de la souillure]

7.1.2     [ch. 7 v. 24-30 — Manifestation du cœur de Dieu, même hors d’Israël]

7.1.3     [ch. 7 v. 31-37 — Grâce de Dieu agissant envers le résidu]

7.1.3.1      [La grâce agit envers ceux qui sont incapables de relation avec Dieu]

7.1.3.2      [La grâce dépasse la limite des promesses divines, en amour]

7.2     [La grâce répond à la foi là où elle est, mais à part de l’ensemble]

7.2.1     [Jésus se retire des Juifs hypocrites et corrompus]

7.2.2     [La foi trouve Jésus qui peut répondre à ses besoins, même hors de Son peuple incrédule]

7.2.3     [Délivrance apportée à un résidu fidèle au milieu du peuple rebelle]

7.2.3.1      [Résidu des fidèles séparé, par la foi et par la grâce]

7.2.3.2      [Christ délivre le résidu en Israël, malgré l’incrédulité de l’ensemble]

7.2.3.3      [Affliction de Jésus devant les conséquences du péché sur l’homme]

7.2.4     [La puissance de Jésus s’exerce envers la foi, mais hors de la masse incrédule]

8     Chapitre 8

8.1     [ch. 8 v. 1-9 — Seconde multiplication des pains]

8.1.1     [Jésus agit en faveur d’Israël selon la perfection divine, mais non comme Messie]

8.1.2     [Dieu ne se lasse pas de faire du bien à Son peuple]

8.2     [ch. 8 v. 10-21 — État des responsables d’Israël et du résidu]

8.2.1     [ch. 8 v. 10-12 — Incrédulité des chefs demandant un signe au Seigneur]

8.2.2     [ch. 8 v. 13-21 — Avertissement sur les faux enseignements pour le résidu, qui ne comprend pas]

8.2.3     [La puissance divine n’est pas réalisée, par incrédulité ou par aveuglement]

8.3     [ch. 8 v. 22-33 — Certitude de la foi et manque d’intelligence]

8.3.1     [ch. 8 v. 22-31 — Position de Jésus quant au peuple et à Ses disciples, symbolisés par l’aveugle]

8.3.2     [ch. 8 v. 31-33 — La chair peut encoure gouverner le cœur, même s’il a la foi]

8.4     [ch. 8 v. 34-38 — Nécessité de s’appliquer la mort pour suivre Jésus]

9     Chapitre 9

9.1     [ch. 9 v. 1-13 — Transfiguration de Jésus sur la montagne]

9.1.1     [ch. 9 v. 1-9 — Manifestation de la gloire du royaume]

9.1.1.1      [Caractères de la transfiguration et de son annonce]

9.1.1.2      [Manifestation de la gloire et de la puissance du royaume sur la terre]

9.1.1.3      [ch. 9 v. 9 — Gloire établie seulement dans la résurrection, nouvel ordre de choses]

9.1.1.4      [Confirmation de l’annonce du royaume en gloire]

9.1.2     [ch. 9 v. 10-13 — Difficultés de discernement de la foi des disciples]

9.1.2.1      [ch. 9 v. 10 — Incompréhension de la résurrection d’entre les morts par Jésus]

9.1.2.2      [ch. 9 v. 11-13 — Difficultés soulevées par l’incrédulité]

9.1.2.2.1    [L’incrédulité veut se justifier en troublant la foi encore faible]

9.1.2.2.2    [ch. 9 v. 11 — Nécessité de la venue d’Élie avant la gloire du Messie]

9.1.2.2.3    [Venue d’Élie, annoncée et confirmée, comme les souffrances du Christ]

9.2     [ch. 9 v. 14-29 — Puissance nécessaire pour délivrer de Satan, par la foi]

9.2.1     [ch. 9 v. 14-27 — Jésus répond en grâce à la foi, même faible, de Son peuple]

9.2.1.1      [ch. 9 v. 14-19 — Confirmation que Jésus devait quitter cette terre]

9.2.1.2      [ch. 9 v. 17-24 — Faiblesse de la foi du résidu, ressentant tous ses besoins]

9.2.1.3      [ch. 9 v. 23-27 — Jésus agit en grâce et en bonté quand la foi regarde à Lui]

9.2.2     [ch. 9 v. 28-29 — Communion nécessaire avec Dieu pour exercer Sa puissance]

9.2.3     [Principes généraux de la guérison du fils démoniaque]

9.2.3.1      [Puissance de Satan sur l’homme, foi faible et chancelante, sentiment du besoin]

9.2.3.2      [L’incrédulité et la chair empêchent la manifestation de la puissance divine, dont la foi sait profiter]

9.3     [ch. 9 v. 30-51 — Être un disciple de Christ rejeté ici-bas]

9.3.1     [ch. 9 v. 30-37 — Il faut s’abaisser comme un enfant pour suivre Christ rejeté]

9.3.2     [ch. 9 v. 38-49 — Caractère des disciples du Seigneur dans ce monde]

9.3.3     [ch. 9 v. 50-51 — Le sel, énergie de la sainteté dans le croyant]

9.3.3.1      [La sainteté sépare du mal pour Dieu, et doit se trouver dans les chrétiens]

9.3.3.2      [Séparation du mal, près de Dieu, et marche en paix entre frères]

9.3.3.3      [Direction de toute la vie chrétienne]

9.4     [L’homme dans sa vraie relation devant Dieu, et Dieu dans Son caractère]

10      Chapitre 10

10.1       [Sujet du chapitre : La croix, seul moyen pour l’homme d’arriver à la gloire de Dieu]

10.2       [ch. 10 v. 1-31 — État de l’homme devant Dieu]

10.2.1       [ch. 10 v. 1-16 — L’homme et la femme, et les petits enfants, vus selon Dieu]

10.2.2       [ch. 10 v. 17-27 — L’homme face au monde et à la loi, selon la perfection divine]

10.2.2.1    [ch. 10 v. 19-21 — Obligations données à l’homme naturel, et appréciation divine des qualités de la créature]

10.2.2.2    [ch. 10 v. 17-18 — Impossibilité pour l’homme d’être bon, et perfection de Dieu]

10.2.2.3    [Gloire de Christ dans le ciel et sur la croix, ce que l’Esprit place devant le croyant]

10.2.2.4    [ch. 10 v. 22-27 — Impossibilité pour l’homme de se sauver par ce qu’il est]

10.2.3       [Pensées charnelles de l’homme quant à sa place devant Dieu]

10.2.3.1    [Mise de côté du système juif, reposant sur la possibilité d’acquérir une justice devant Dieu]

10.2.3.2    [ch. 10 v. 28-31 — Promesses éternelles pour ceux qui suivent le Seigneur]

10.3       [ch. 10 v. 32-45 — La croix de Christ, chemin de la gloire]

10.3.1       [Suivre Jésus implique un chemin d’humiliation et d’obéissance, non de gloire pour l’homme]

10.3.2       [Contraste entre la chair et le triomphe de l’Esprit, en Phil. 3]

10.3.2.1    [La chair dans le jeune homme riche et dans les disciples]

10.3.2.2    [Phil. 3 — Justice de l’homme sans valeur devant celle révélée en Christ]

10.3.2.3    [Le chemin de la gloire passe par la croix de Jésus, ce que l’Esprit nous fait désirer]

10.3.2.4    [La vue de Christ fait désirer de L'avoir Lui dans la gloire, et rien d’autre]

10.3.3       [Dans tous les cas, la croix est le seul chemin de ce monde à la gloire]

10.3.4       [Nécessité de la mort et de la justice divine, les avantages naturels n’étant que des empêchements]

10.3.5       [Humilité dans le service à la suite de Christ, seul terrain où l’homme peut se tenir]

10.4       [ch. 10 v. 46-52 — Jésus répond à la foi qui Le reconnaît comme Roi]

11      Chapitre 11

11.1       [ch. 11 v. 1-10 — Présentation de Jésus à Jérusalem comme Roi]

11.2       [ch. 11 v. 11-33 — Autorité, puissance et sagesse de Jésus face aux Juifs]

12      Chapitre 12

12.1       [ch. 12 v. 1-27 — Rejet du Seigneur comme prophète et roi]

12.1.1       [Christ vu comme prophète, alors que Matthieu montre le Roi rejeté]

12.1.2       [Marc montre le jugement des Juifs amené par le rejet de Jésus, mais non le changement d’économie]

12.2       [ch. 12 v. 28-37 — Résumé de la loi divine, et difficulté du conseil de Dieu pour l’homme]

12.3       [ch. 12 v. 38-44 — Jugement moral de l’état des Juifs, selon Dieu]

13      Chapitre 13

13.1       [Service des apôtres dans les circonstances avant le royaume]

13.1.1       [Marc présente plus le service des disciples que les voies de Dieu quant au royaume]

13.1.2       [ch. 13 v. 1-13 — Service et témoignage des disciples, dans les persécutions]

13.1.3       [ch. 13 v. 14-27 — Fin de ce service à la grande tribulation, avant la venue du Fils de l’homme]

13.2       [Rapprochement des deux époques de jugement d’Israël]

13.2.1       [Mise de côté d’Israël et avertissement des disciples à cet égard]

13.2.2       [Le rétablissement par l’homme du système juif amènera l’apostasie finale]

13.3       [ch. 13 v. 32-37 — Exhortation à veiller jusqu’au retour, non fixé, du Seigneur]

14      Chapitre 14

14.1       [ch. 14 v. 1-11 — Manifestations du cœur de l’homme envers Christ]

14.1.1       [ch. 14 v. 1-2 — Dieu dirige toutes choses, en dépit de la méchanceté de l’homme]

14.1.1.1    [Calculs de l’homme pour faire mourir Jésus, mais conformément aux conseils de Dieu]

14.1.1.2    [Soutien et consolation de Dieu avant chaque manifestation du mal envers les siens]

14.1.2       [ch. 14 v. 3-9 — Manifestation intelligente de l’amour pour Christ, au temps opportun]

14.1.3       [ch. 14 v. 10-11 — Arrangements de la méchanceté de l’homme, mais Dieu conduit tout]

14.2       [ch. 14 v. 12-31 — Changement des relations entre Jésus et Ses disciples]

14.2.1       [ch. 14 v. 12-26 — Manifestation et souvenir de l’amour de Jésus, dans une nouvelle relation]

14.2.2       [ch. 14 v. 27-28 — Interruption puis reprises des relations avec les disciples]

14.2.3       [ch. 14 v. 29-31 — L’homme naturel ne peut faire face à la mort, que Jésus doit traverser seul]

14.3       [ch. 14 v. 32-52 — Jésus fait face à tout ce qui pourrait L’arrêter]

14.3.1       [Jésus s’avance vers la fin de Son épreuve, le fardeau de la colère divine]

14.3.2       [ch. 14 v. 32-38 — Gethsémané, acceptation en pleine soumission de la volonté du Père]

14.3.2.1    [Réalisation parfaite de toutes les conséquences de la pensée de Dieu, dans Sa communion]

14.3.2.2    [Dépendance de Jésus comme homme, en pleine communion ave le Père]

14.3.2.3    [ch. 14 v. 37-38 — Incapacité de la chair des disciples dans ce combat]

14.3.3       [ch. 14 v. 39-50 — Caractère moral de Jésus brillant dans toutes ces circonstances]

14.3.4       [ch. 14 v. 51-52 — Impuissance et honte des efforts faits sans la puissance de l’Esprit]

14.4       [ch. 14 v. 53-72 — Confession de Jésus et reniement de Pierre]

14.4.1       [Jésus proclame fidèlement la vérité, alors que Pierre impuissant la renie]

14.4.2       [Condamnation du Roi des Juifs par les gentils]

14.4.3       [Position que Jésus confesse en relation avec Israël]

15      Chapitre 15

15.1       [ch. 15 v. 1-32 — Témoignage de Jésus, condamné et crucifié par les hommes]

15.2       [ch. 15 v. 33-37 — Accomplissement parfait de l’œuvre devant Dieu]

15.3       [ch. 15 v. 37-39 — Conséquences de la mort de Christ, pour les Juifs et les nations]

15.4       [ch. 15 v. 40-47 — Manifestation de l’affection des fidèles, même dans Sa mort]

16      Chapitre 16

16.1       [ch. 16 v. 1-8 — Rétablissement des rapports de Jésus avec Ses disciples seuls]

16.2       [ch. 16 v. 9-20 — Témoignage de l’évangile pour le monde entier]

16.2.1       [ch. 16 v. 9-18 — Annonce de l’évangile à tous, pour le salut]

16.2.2       [ch. 16 v. 17 — Signes de puissance accompagnant les croyants]

16.2.3       [ch. 16 v. 18 — Puissance de l’ennemi vaincue, pour ceux qui proclament la grâce]

16.2.4       [ch. 16 v. 19-20 — Service des disciples, avec l’aide du Seigneur monté au ciel]

16.3       [Brièveté de la présentation des souffrances de Christ, dans cet évangile]

 

 

1         Chapitre 1

1.1       [Caractère particulier de l’évangile : Jésus le Serviteur dans Sa vie ici-bas]

L’évangile selon Marc a un caractère qui diffère, à certains égards, de tous les autres. Chaque évangile, nous l’avons vu, a son caractère particulier ; chacun d’eux s’occupe de la personne du Seigneur à un point de vue différent : comme une personne divine, le Fils de Dieu [(Jean)] ; comme le Fils de l’homme [(Luc)], comme le Fils de David, Messie, présenté aux Juifs, Emmanuel [(Matthieu)]. Mais Marc ne s’occupe d’aucun de ces titres. C’est le Serviteur, que nous trouvons ici — et en particulier son service pour porter la Parole — le service actif du Christ dans l’Évangile. La gloire de sa personne divine se montre, il est vrai, d’une manière toute particulière à travers son service, et comme malgré Lui ; de sorte qu’il en évite les conséquences. Toutefois le service est le sujet du livre. Sans doute, nous verrons se développer le caractère de l’enseignement du Seigneur (et par conséquent la vérité s’affranchir des formes judaïques sous lesquelles elle était tenue), aussi bien que le récit de sa mort, de laquelle tout dépendait pour l’établissement de la foi. Mais ce qui distingue cet évangile, c’est le caractère de service et de Serviteur qui est attaché à la vie de Jésus — l’œuvre qu’il est venu faire personnellement dans sa vie sur la terre. C’est pourquoi l’histoire de sa naissance ne se trouve pas dans cet évangile. [1:1] Marc commence son récit avec le début de la prédication de l’Évangile. [1:4] Jean le Baptiseur est le héraut, le précurseur de Celui qui a apporté ces bonnes nouvelles aux hommes.

 

1.2       [ch. 1 v. 1-8 — Jean le Baptiseur, précurseur de Jésus]

1.2.1        [But de la mission de Jean : la rémission des péchés pour les repentants]

[1:4] Le message est nouveau — du moins dans le caractère absolu et complet qu’il prend et dans son application directe et immédiate. Il ne s’agissait pas des privilèges juifs qui s’obtenaient par la repentance et le retour à l’Éternel. [1:2] Le Seigneur allait venir, selon sa promesse. [1:3] Jean, pour préparer son chemin devant Lui, [1:4] prêchait la repentance en rémission des péchés. C’était cela dont on avait besoin : la rémission des péchés à ceux qui se repentaient était la grande chose, le but formel de la mission de Jean.

 

1.2.2        [Caractère du pardon annoncé par Jean, en rapport avec la responsabilité du peuple]

1.2.2.1       [Pardon justifiant et pardon gouvernemental, lié aux voies de Dieu]

[1:4] La repentance et la rémission des péchés se rapportent clairement à la responsabilité de l’homme ; ici, c’est à celle d’Israël, dans sa position nationale devant Dieu ; et, mettant cette responsabilité au clair quant à l’état de l’homme relativement à Dieu, dans sa condition morale et responsable, elles le qualifient pour la réception de la bénédiction que Dieu avait en vue — moralement, en ce qu’il juge les péchés en principe, comme Dieu le fait ; et d’une manière responsable, en ce que Dieu les pardonne tous. Aussi la rémission est-elle nécessairement une chose présente et actuelle. Il y a un pardon gouvernemental, aussi bien qu’un pardon justifiant, mais le principe est le même, et le dernier est la base du premier. Seulement, où il est gouvernemental, il peut s’accompagner des voies variées de Dieu, mais le péché n’est plus compté quant à la relation présente avec Dieu ; quant au pardon justifiant, c’est une chose éternellement vraie. Le pardon justifiant — comme en Rom. 4 [(v. 7-8)], qui montre, par la citation du Ps. 32, le caractère commun de non-imputation — est fondé sur l’œuvre de Christ ; c’est pourquoi il est absolu et immuable. Le péché n’est pas compté, et ne peut jamais l’être, parce que l’œuvre qui l’ôte de devant les yeux de Dieu est faite et finie : cette œuvre — éternelle, absolue et immuable en elle-même — est la base de toutes les relations de Dieu avec l’homme en grâce. La grâce règne par la justice [(Rom. 5:21)]. Les chapitres 9 et 10 des Hébreux le montrent quand il s’agit de la conscience, de la venue à Dieu et cela dans les lieux saints. On trouve de même, en Rom. 3-5, où la question est judiciaire, un sujet de jugement, de colère et de justification. C’est le fondement des bénédictions, quelque grand qu’il soit en lui-même, non la fin, c’est-à-dire la paix avec Dieu et la réconciliation. Ici, c’était le terrain de toutes les bénédictions qu’Israël aura par la nouvelle alliance (fondée sur la mort de Christ), mais étant rejetés, ceux qui croyaient, entraient dans des bénédictions meilleures et célestes. En Exode 32:14-34, nous avons le pardon gouvernemental, non la justification. Dans le cas du grand péché de David, le péché était pardonné lorsqu’il était reconnu, l’iniquité en était ôtée, mais il en résultait un châtiment sévère, parce que David avait donné occasion aux ennemis de l’Éternel de blasphémer. La gloire de Dieu en justice devait être maintenue devant le monde (2 Sam. 12:13, 14).

 

1.2.2.2       [Pardon actuel offert à Israël, accompli à la fin sous la nouvelle alliance]

Ici, il y avait l’offre faite à Israël d’un pardon actuel, qui sera accompli aux derniers jours ; et alors, comme le long rejet se terminera dans le pardon gouvernemental, ils seront aussi — du moins le résidu — par la mort et l’effusion du sang de Christ, pardonnés et glorifiés pour la jouissance des promesses sous la nouvelle alliance (comparez Actes 3 [v. 19-21]).

 

1.2.3        [ch. 1 v. 4-5 — Conscience du peuple touchée par le témoignage de Dieu]

Les prophètes avaient bien annoncé le pardon si le peuple retournait à l’Éternel ; [1:4] mais ici, le pardon était le but actuel de la prédication. [1:5] Le peuple sort en masse pour en profiter. La conscience au moins était remuée ; et quel que fût l’orgueil des chefs, l’état d’Israël était senti, aussitôt que quelque chose en dehors de la routine religieuse, agissait réellement sur le cœur et sur la conscience — c’est-à-dire quand Dieu parlait. Ils confessent leurs péchés (v. 4-5). Peut-être chez quelques-uns n’y avait-il que la conscience naturelle ; c’est-à-dire qu’il n’y avait pas réellement une œuvre vivifiante ; mais cette conscience tout au moins était mise en activité par le témoignage de Dieu.

1.2.4        [ch. 6-8 — Annonce de l’introduction de Jésus et de Son service en puissance]

[1:6] Mais Jean (v. 6-8) rigidement séparé de tout le peuple, et vivant en dehors de la société humaine, [1:7] annonce quelqu’un de plus puissant que lui et dont il n’est pas digne de délier la courroie des sandales: [1:8] Celui-là ne prêchera pas seulement la repentance à laquelle on se soumettait par le baptême d’eau ; il conférera le Saint Esprit, la puissance, à ceux qui recevront son témoignage. Ici notre évangile en vient rapidement au service de Celui que Jean a ainsi signalé. Il montre seulement et sommairement ce qui l’introduisait dans ce service.

 

1.3       [ch. 9-15 — Le Seigneur entre dans Son ministère]

1.3.1        [ch. 1 v. 9-13 — Position et caractère pris par le Seigneur ici-bas]

[1:9] Le Seigneur prend place au milieu des repentants de son peuple, et en se soumettant au baptême de Jean, [1:10] il voit le ciel qui lui est ouvert, et le Saint Esprit qui descend sur lui comme une colombe. [1:11] Le Père le reconnaît, sur la terre, pour son Fils en qui il trouve son plaisir. [1:12] Puis Jésus est conduit par le Saint Esprit dans le désert, [1:13] et là il subit la tentation de Satan. Pendant quarante jours, il est avec les bêtes sauvages, et les anges exercent leur ministère envers Lui (v. 9-13). Ici, nous voyons toute sa position — le caractère que prend le Seigneur sur la terre — tous les traits de ce caractère et ses rapports avec ce qui l’entourait sont rassemblés dans ces deux ou trois versets. Il en a été question en détail dans Matthieu.

1.3.2        [ch. 1 v. 14-15 — Christ entre dans Son ministère comme témoin]

Ensuite (v. 14) Jean disparaît de la scène pour faire place au ministère public de Christ, dont il n’était que le héraut ; [1:15] et Christ lui-même se présente dans la position de témoignage, en déclarant que le temps était accompli ; qu’il ne s’agissait ni des prophéties, ni des temps à venir ; que Dieu allait établir son royaume, et qu’on devait se repentir et recevoir la Bonne Nouvelle qui leur était annoncée dans ce moment même.

 

1.4       [ch. 1 v. 16-45 — Différents aspects du ministère de Christ]

1.4.1        [ch. 1 v. 16-27 — Autorité pour appeler, enseigner et chasser les démons]

Notre évangéliste passe rapidement (*) à toutes les parties du service de Christ. [1:15] Ayant présenté le Sauveur comme entreprenant le ministère public qui appelait les âmes à recevoir la Bonne Nouvelle comme une chose présente (le temps de l’accomplissement des voies de Dieu étant arrivé), [1:17] il nous fait voir Jésus comme appelant des autres à accomplir en le suivant cette même œuvre en son nom. [1:18, 20] Sa parole ne manque pas son effet : ceux qu’il appelle quittent tout, et le suivent (**). Le jour du sabbat, il entre dans la ville pour enseigner (v. 21-22). [1:22] Sa parole ne consiste pas en des raisonnements qui montrent l’incertitude de l’homme, mais elle vient avec l’autorité de quelqu’un qui connaît la vérité qu’il annonce — autorité qui était vraiment celle de Dieu qui peut communiquer la vérité. Il parle comme quelqu’un qui possède cette autorité, et il en donne les preuves. [1:27] La Parole qui se présente ainsi aux hommes, a puissance sur les démons. [1:23] Un homme possédé d’un démon était là (v. 23-26). [1:24] L’esprit immonde rendait malgré lui témoignage à Celui qui parlait et duquel il ne pouvait supporter la présence ; [1:25] mais la Parole qui réveillait le démon était puissante pour le chasser. Jésus le reprend — lui ordonne de se taire et de sortir de l’homme ; [1:26] et l’esprit immonde, après avoir manifesté la réalité de sa présence et sa malice, se soumet et sort de l’homme. Telle était la puissance de la parole de Christ.

 

(*) Cette rapidité caractérise Marc, comme aussi le mot «aussitôt» (eùthéôs).

(**) C’est le fait en lui-même qui est présenté ici, comme aussi en Matthieu. Le récit de Luc donnera l’occasion d’entrer dans plus de détails sur l’appel des disciples. Depuis les jours de Jean le Baptiseur, ils avaient été plus ou moins associés au Seigneur — du moins, ceux-ci l’avaient été.

1.4.2        [ch. 1 v. 28-34 — Service du Seigneur pour guérir les malades]

[1:28] Il n’est pas étonnant que le bruit de ce miracle se soit répandu par tout le pays (v. 28) ; [1:31] mais le Seigneur poursuit l’œuvre de son service partout où elle se présente (v. 29 et suiv.). [1:29] Il entre dans la maison de Pierre, [1:30] dont la belle-mère avait la fièvre. [1:31] Il la guérit aussitôt ; [1:32] puis, le sabbat étant passé, on lui amène tous les malades. [1:34] Lui, toujours prêt à servir (précieux Seigneur !) les guérit tous.

 

1.4.3        [ch. 1 v. 35-39 — Service en communion et sous la dépendance de Dieu]

Mais ce n’était pas pour s’entourer d’une foule que le Seigneur travaillait ; [1:35] et le matin, longtemps avant le jour, il se rend au désert pour prier. Tel était le caractère de son service — accompli en communion avec son Dieu et Père, et sous sa dépendance. Il s’en va seul dans un lieu désert. [1:37] Les disciples l’y trouvent et l’informent que tous le cherchent ; [1:38] mais son cœur est à son œuvre. L’attente générale ne le ramène pas. Il poursuit son chemin pour accomplir l’œuvre qui lui avait été donnée à faire — annonçant la vérité au milieu du peuple ; car c’était là le service auquel il se vouait.

 

1.4.4        [ch. 1 v. 40-45 — Puissance et amour pour guérir le lépreux]

1.4.4.1       [Jésus guérit le lépreux misérable qui a foi en Sa puissance]

Or, quel que fût le dévouement de Jésus à ce service, son cœur n’était pas raidi par la préoccupation ; il était toujours lui-même avec Dieu. [1:40] Un pauvre lépreux se présente à Lui en reconnaissant sa puissance, mais incertain à l’égard de sa volonté, à l’égard de son amour qui exerçait cette puissance (v. 40 et suiv.). Or cette affreuse maladie non seulement isolait l’homme lui-même, mais souillait tous ceux qui l’auraient touché seulement. [1:41] Mais rien n’arrête Jésus dans le service auquel l’appelle son amour. Le lépreux était un malheureux, renvoyé de la société de ses semblables et exclu de la maison de Jéhovah. Mais la puissance de Dieu était là. Le lépreux devait être rassuré à l’égard de la bienveillance sur laquelle son cœur abattu ne savait pas compter. Qui s’occupait d’un misérable comme lui ? [1:40] Il avait foi à la puissance qui était en Christ ; mais ses pensées à l’égard de lui-même lui cachaient l’étendue de l’amour qui l’avait visité. [1:41] Jésus avance sa main et le touche.

 

1.4.4.2       [Dieu seul peut chasser la lèpre, image du péché, sans être souillé]

[1:41] Le plus abaissé des hommes s’approche du péché et de ce qui en était le signe, et le chasse ; l’homme qui, dans la puissance de son amour, touchait le lépreux sans se souiller, était le Dieu seul capable de chasser la lèpre qui rendait misérable et proscrit celui qui en était affligé.

1.4.4.3       [Amour du Seigneur, descendu jusqu’à l’homme souillé pour le sauver]

[1:41] Le Seigneur parle avec une autorité qui découvre tout de suite son amour et sa divinité: «Je veux, sois net» (v. 41). Je veux — c’était l’amour dont le lépreux doutait, l’autorité de Dieu, qui, seul, a le droit de dire: JE VEUX. L’effet suit l’expression de sa volonté. Il en est ainsi quand Dieu parle. Et qui guérissait la lèpre, sinon Jéhovah seul ? Était-il le seul qui fût descendu assez bas pour toucher cet être souillé, qui souillait quiconque communiquait avec lui ? Oui, il était le Seul ; mais c’était Dieu qui était descendu, l’amour qui était parvenu si bas, et qui en le faisant, se montrait puissant pour sauver chacun qui s’y confiait. C’était l’incorruptible pureté en puissance, qui pouvait par conséquent agir en amour à l’égard du plus vil et trouvait son plaisir à le faire. Il est venu à l’homme souillé, non pour être souillé par le contact, mais pour enlever la souillure. Il touchait le lépreux en grâce, et la lèpre était ôtée.

1.4.4.4       [ch. 1 v. 43-45 — Témoignage par la soumission à la loi, loin de la foule]

[1:45] Jésus se retire loin des acclamations des hommes [1:44] et engage celui qui avait été guéri d’aller se présenter aux sacrificateurs, conformément à la loi de Moïse. Mais cette soumission à la loi, de fait, rendait témoignage qu’il était Jéhovah, car Jéhovah seul sous la loi purifiait souverainement le lépreux. Le sacrificateur était seulement le témoin que cela avait été fait. [1:45] La guérison du lépreux ébruitée partout, en attirant la foule, renvoie Jésus au désert.

 

2         Chapitre 2

[Ce paragraphe et le précédent ne font qu’un, montrant le témoignage de la divinité de Jésus]

2.1       [ch. 2 v. 1-12 — Pardon gouvernemental des péchés avec la guérison]

[2:1] Quelques jours après (chap. 2), il rentre dans la ville, [2:2] et aussitôt la foule se rassemble. Quel tableau vivant de la vie de service du Seigneur ! Il leur prêche. C’était là son but et son service (voy. chap. 1:38). Mais encore en se dévouant à l’humble accomplissement de la tâche qui Lui est confiée, son service même, son amour — car qui sert comme Dieu quand il daigne le faire ? — font ressortir ses droits divins. Il sait quelle est la vraie source de tous ces maux et peut y apporter le remède. [2:5] «Tes péchés», dit-il au pauvre paralytique qu’on Lui présente [2:4] avec une foi qui ne s’arrêtait pas devant les difficultés, et persévère malgré elles — persévérance de la foi qui est alimentée par le sentiment du besoin et par la certitude que la puissance se trouve en Celui qu’on cherche — «tes péchés sont pardonnés» (v. 5). [2:9-11] Puis, par sa réponse aux raisonnements des scribes, il ferme la bouche à tout contredisant. Jésus exerce la puissance qui l’autorisait à prononcer le pardon du pauvre malade (*). [2:7] Les raisonnements des docteurs mettaient en évidence, comme doctrine, Celui qui était là ; comme la sentence des sacrificateurs qui déclarait le lépreux net [(1:44)], mettait le sceau de leur autorité sur la vérité que Jéhovah qui guérit Israël était là (v. 12). Ce que Jésus poursuit, c’est son service, son témoignage ; et l’effet en est de faire voir que l’Éternel est là et qu’il a visité son peuple. C’était le Ps. 103 qui s’accomplissait quant aux droits et quant à la révélation de la personne de Celui qui agissait.

 

(*) Il faut distinguer entre le pardon gouvernemental et le pardon absolu des péchés. Seulement, tel qu’est l’homme, le premier n’aurait pu exister sans le dernier. Mais avant que Christ fût rejeté et mourût, cela ne pouvait être pleinement manifesté.

 

2.2        [ch. 2 v. 13-28 — Incompatibilité entre l’énergie divine et les formes du judaïsme]

2.2.1        [ch. 2 v. 13-20 — Ministère de Jésus envers les pécheurs, l’Époux étant là]

[2:13] Jésus sort de la ville ; le peuple se rassemble autour de Lui ; et de nouveau il les enseigne (v. 13). [2:14] Il prend occasion de l’appel de Lévi pour donner un nouveau développement de son ministère. [2:17] Il était venu pour appeler les pécheurs et non des justes. [2:18] Ensuite, il leur déclare qu’il ne pouvait pas mettre la nouvelle énergie divine qui se déployait en Lui, dans les vieilles formes du pharisaïsme. [2:19] Et il y avait une autre raison pour cela — la présence de l’Époux. Comment les fils de la chambre nuptiale pouvaient-ils jeûner pendant que l’Époux était avec eux ? L’Époux leur sera ôté, et alors ce sera le temps de jeûner (v. 18-20).

 

2.2.2         [ch. 2 v. 21-22 — L’évangile ne peut se mêler au judaïsme sans le gâter]

[2:22] Puis Jésus insiste sur l’incompatibilité des vieux vases judaïques avec la puissance de l’Évangile qui ne ferait que gâter le judaïsme auquel on voulait l’attacher (v. 21-22). [2:23] Ce qui est arrivé au moment où les disciples traversaient les champs de blé confirme cette doctrine.

2.2.3        [ch. 2 v. 23-28 — Les ordonnances ne peuvent limiter la grâce et la puissance divines]

[2:25-26] Les ordonnances perdaient leur autorité en présence du Roi ordonné de Dieu, rejeté et pèlerin sur la terre. [2:27] De plus, le sabbat — signe de l’alliance entre Dieu et les Juifs — avait été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le sabbat ; [2:28] ainsi Jésus, le Fils de l’homme, était Seigneur du sabbat. [2:25-26] Comme Fils de David rejeté, les ordonnances perdaient leur force, et Lui étaient subordonnées. [2:28] Comme Fils de l’homme, possesseur (aux yeux de Dieu) de tous les droits que Dieu avait conférés à l’homme, il était Seigneur du sabbat [2:27] fait pour l’homme (v. 25-28). En principe, les choses vieilles étaient passées [(2 Cor. 5:17)]. Mais ce n’était pas tout. C’étaient, en fait, des choses nouvelles de grâce et de puissance qui ne comportaient pas l’ancien ordre de choses. Mais il s’agissait de savoir si Dieu pouvait agir en grâce et bénir en souveraineté au milieu de son peuple — si Dieu devait se soumettre à l’autorité des hommes se prévalant de ses ordonnances contre sa bonté ; ou, selon sa puissance et son amour, faire du bien, comme étant au-dessus de tout. L’homme devait-il circonscrire l’opération de la bonté de Dieu ? [2:22] Et c’était elle, en vérité, qui était le vin nouveau que le Seigneur apportait à l’homme.

 

3         Chapitre 3

3.1       [ch. 3 v. 1-12 — Service de Jésus envers tous, selon la bonté de Dieu]

3.1.1        [Le Seigneur agit en bonté envers l’homme, dans toutes les circonstances]

[3:2] Telle était la question suscitée dans la synagogue à l’occasion de l’homme à la main sèche. [3:4] Le Seigneur soulève cette question publiquement devant la conscience de ceux qui l’observaient ; mais ni cœur, ni conscience ne lui répondent, [3:5] et il agit dans son service selon la bonté et les droits de Dieu, et il guérit l’homme (*). [3:6] Les pharisiens et leurs ennemis, les hérodiens — car tous étaient contre Dieu, et unis en cela — consultent ensemble comment ils détruiront Christ. [3:7] Jésus s’en va vers la mer (**). [3:7-8] Là, la multitude le suit à cause de tout ce qu’il avait fait ; [3:9] de sorte qu’il est obligé de prendre une nacelle, afin de pouvoir se tenir en dehors de la foule. [3:11] Les esprits Lui sont soumis, forcés qu’ils sont de reconnaître qu’il est le Fils de Dieu ; [3:12] mais il leur défend de le faire connaître.

(*) On ne peut que voir comment l’ancien système, basé sur ce que l’homme devait être pour Dieu, est mis de côté pour introduire ce que Dieu est pour l’homme. Mais le premier, ayant été établi de Dieu, rien d’autre que les paroles et les œuvres de Jésus n’aurait autorisé les Juifs à y renoncer. Tel qu’était celui-ci, c’était visiblement de l’opposition et de la haine contre la pleine révélation de Celui qui avait ordonné l’autre système (comp. Jean 15:22-24).

(**) C’est-à-dire la mer de Tibérias.

 

3.1.2         [Manifestation de l’amour dans le service, où s’exerce la puissance]

Prêcher, chercher les âmes, se dévouer à tous, en se montrant par ses actes possesseur de la puissance divine, se cachant en même temps loin de l’observation des hommes pour accomplir, en dehors de leurs applaudissements, ce service qu’il avait entrepris — telle était sa vie d’homme ici-bas. L’amour et la puissance divine se révèlent dans le service que cet amour le poussait à accomplir et dans l’accomplissement duquel cette puissance s’exerçait. Mais cela ne pouvait être circonscrit par le judaïsme, tout soumis que fut le Seigneur aux ordonnances de Dieu données aux Juifs.

 

3.2        [ch. 3 v. 13-35 — Opposition de l’homme à la puissance manifestée]

Or, Dieu étant ainsi manifesté, l’opposition charnelle de l’homme se montre bientôt (*). La description du service de Christ se termine donc ici, et son effet se manifeste. Puis, dans ce qui suit, cet effet est développé quant à l’iniquité de l’homme et quant aux conseils de Dieu. [3:14] En attendant, le Seigneur établit douze de ses disciples pour l’accompagner et pour les envoyer prêcher en son nom (v. 13-19). [3:15] Il pouvait, non seulement faire des miracles, mais encore communiquer à d’autres ce pouvoir, et le faire par voie d’autorité. Il retourne dans la maison et la multitude s’y rassemble. Et ici, les pensées de l’homme se développent en même temps que celles de Dieu. [3:21] Ses amis le cherchent comme quelqu’un qui était hors de sens. [3:22] Les scribes, ayant de l’influence comme hommes instruits, attribuent à Satan une puissance qu’ils ne peuvent nier. [3:28] Le Seigneur leur répond en montrant que tout péché en général pouvait être pardonné ; [3:29] mais que reconnaître la puissance et l’attribuer à l’ennemi, plutôt que de reconnaître Celui qui la tenait, c’était prendre la place, non d’une incrédulité ignorante, mais celle d’adversaires, blasphémant ainsi contre le Saint Esprit — c’était un péché qui ne serait jamais pardonné (v. 23-30). [3:27] L’«homme fort» était là ; mais Jésus était plus fort que lui, car il chassait les démons. [3:26] Satan cherchait-il à renverser sa propre maison ? Le fait que la puissance de Jésus se manifestait ainsi, les laissait sans excuse. [3:27] L’«homme fort» de Dieu était venu : [3:29] Israël le repoussait et, quant à ses chefs, en blasphémant contre le Saint Esprit, ils se plaçaient eux-mêmes sous une condamnation sans espoir. [3:35] Aussi le Seigneur distingue-t-il immédiatement le résidu qui recevait sa parole, [3:33] de tout ce qui le liait à Israël selon la chair. [3:35] Sa mère ou ses «frères», ce sont les disciples qui l’entourent, et ceux qui font la volonté de Dieu. Cela met réellement Israël de côté à ce moment-là.

(*) Voilà le secret de toute l’histoire de Jésus, Fils de David. Toutes les promesses pour les Juifs étant en Lui, le serviteur aussi de tous les besoins et de toutes les peines, quoique étant Dieu et que Dieu fût manifesté en Lui, voilà ce que l’homme ne pouvait supporter. La pensée de la chair est inimitié contre Dieu [(Rom. 8:7)].

 

4         Chapitre 4

4.1       [Caractère réel du service et son résultat, jusqu’à la fin]

Ce chapitre introduit le vrai caractère et le résultat de son service, et toute l’histoire du service qui devait s’accomplir dans un avenir très lointain ; ainsi que la responsabilité des disciples à l’égard de la part qu’ils y auraient ; et le calme de celui qui se confiait en Dieu en l’accomplissant ; les orages qui surviendraient et qui exerceraient la foi, pendant que Jésus en apparence ne s’occupait pas des siens ; et la juste confiance de la foi, aussi bien que la puissance qui soutenait cette foi.

Tout le caractère de l’œuvre, soit dans ce moment-là, soit jusqu’au retour de Jésus, est dépeint dans ce quatrième chapitre.

 

4.2        [ch. 4 v. 1-34 — Enseignement du Seigneur sur la Parole semée]

4.2.1        [ch. 4 v. 1-20 — Distinction entre les disciples et les Juifs, ceux-ci étant mis de côté]

[4:1-2] Le Seigneur y recommence son œuvre habituelle d’enseignement, mais en rapport avec le développement qu’avaient pris dans ce moment-là ses relations avec les Juifs. [4:3] Il sème. Il ne cherche plus du fruit dans sa vigne. [4:11] On voit, au v. 11, que la distinction entre les Juifs et ses disciples est marquée. À ceux-ci, il était donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui étaient dehors, toutes ces choses se traitaient par des paraboles. Je ne répéterai pas ici les observations que j’ai faites en parlant de cette parabole dans Matthieu [(13:3-9, 18-23)]. Mais, ce qui suit à partir du v. 21, appartient essentiellement à l’évangile de Marc.

 

4.2.2         [ch. 4 v. 21-25 — Responsabilité de l’homme dans la prédication de l’évangile]

4.2.2.1       [ch. 4 v. 21-23 — Prédication de l’évangile confiée à l’homme, pour publier la vérité]

Nous avons vu que le Seigneur s’occupait de la prédication de l’Évangile du royaume [(1:14)] et qu’il confiait à d’autres aussi la prédication de cet Évangile [(3:14)]. [4:14] Il était semeur, et il semait la Parole : voilà son service ; et c’était le leur. [4:21] Mais allume-t-on une chandelle pour la cacher ? [4:22] D’ailleurs, rien ne sera caché. Si l’homme ne met pas en évidence la vérité qu’il a reçue, Dieu mettra tout en évidence. Que chacun y prenne garde !

 

4.2.2.2        [ch. 4 v. 24-25 — Responsabilité des disciples de répandre la parole reçue]

[4:24] Le Seigneur, au v. 24, applique ce principe à ses disciples. Ils devaient prendre garde à ce qu’ils entendaient, car Dieu agira à leur égard d’après leur fidélité dans l’administration de la Parole qui leur a été confiée. L’amour de Dieu envoyait aux hommes la parole de la grâce et du royaume. Et le but du service confié aux disciples était de la faire parvenir à la conscience des hommes. Christ la communiquait aux disciples, et ceux-ci devaient la faire parvenir aux autres hommes dans toute sa plénitude. Dans le gouvernement de Dieu il leur sera mesuré d’après la mesure de fidélité dans laquelle ils donneront libre cours à ce témoignage d’amour (selon le don qu’ils auront reçu). [4:25] S’ils écoutaient ce qu’ils leur communiquaient, ils en recevraient davantage ; car, en principe général, celui qui réaliserait ce qui lui serait parvenu en recevrait davantage, et à celui qui ne le posséderait vraiment pas, cela même serait ôté.

 

4.2.3         [ch. 4 v. 26-29 — Croissance de l’évangile dans le monde sans la présence de Jésus]

Ensuite le Seigneur montre ce qui aura lieu pour lui-même. [4:26] Le Seigneur avait semé ; [4:27] et ainsi que la semence germe et pousse sans l’acte de celui qui l’a semée, Christ laissera croître l’Évangile dans le monde sans intervenir d’une manière apparente ; et c’était là un caractère tout particulier du royaume : le Roi n’y était pas. [4:29] Mais quand le temps de la moisson arrive, le semeur a de nouveau affaire avec elle. Il en sera de même de Jésus : il reviendra s’occuper de la moisson. Il était engagé personnellement dans les semailles et dans la moisson. [4:28] Dans l’intervalle, toutes choses ont continué comme si elles étaient laissées à elles-mêmes, réellement sans l’intervention du Seigneur en personne.

 

4.2.4         [ch. 4 v. 30-34 — Croissance du royaume pour devenir un grand système]

[4:30] Le Seigneur emploie encore une similitude pour dépeindre le caractère du royaume (v. 30). [4:31] La petite graine qu’il sème [4:32] deviendra un grand système haut élevé sur la terre, capable de protéger temporellement ceux qui s’y abriteront.

 

4.3        [ch. 4 v. 35-41 — Difficultés du chemin pour ceux qui suivaient Christ]

4.3.1        [Incrédulité des disciples dans l’orage, oubliant leur relation avec Jésus]

Ainsi nous trouvons ici l’œuvre de la prédication de la Parole [(4:1-20)] ; la responsabilité des ouvriers auxquels le Seigneur va confier cette prédication pendant son absence [(4:21-25)] ; l’activité du Seigneur au commencement et à la fin, aux semailles et à la moisson, lui-même se tenant éloigné pendant l’intervalle de ces deux événements [(4:26-29)] ; enfin, la formation d’une grande puissance terrestre, comme résultat de la vérité qu’il prêchait et qui formait un petit noyau autour de Lui [(4:30-34)]. Il restait au Seigneur à montrer un côté encore de l’histoire de ceux qui le suivaient. [4:37] Ils rencontreraient sur leur chemin les plus graves difficultés. L’ennemi susciterait un orage contre eux (v. 35-41). [4:38] Christ, en apparence, ne s’occupait pas de leur position. Ils l’appellent et le réveillent par des cris [4:39] auxquels il répond en grâce. Il parle aux vents et à la mer ; et il se fait un grand calme. [4:40] Le Seigneur en même temps reprend l’incrédulité des disciples. Ils auraient dû compter sur Lui et sur sa puissance divine, et ne pas penser qu’il pût être enseveli par les eaux. Ils auraient dû se souvenir de leur relation avec Lui — que, par grâce, ils étaient associés avec Lui.

 

4.3.2         [Tranquillité de la confiance de Jésus dans l’orage, en contraste avec les disciples]

[4:38] Quelle tranquillité que celle de Jésus ; l’orage ne le tourmente pas. Dévoué à son service, il prenait du repos au moment où ce service n’exigeait pas son activité. Il se reposait durant la traversée. Son service ne lui accordait que ces moments arrachés par les circonstances à son travail. Sa tranquillité divine qui ne connaissait pas de défiance, Lui permettait de dormir pendant l’orage. Il n’en était pas ainsi des disciples ; oubliant la puissance, ignorant la gloire de Celui qui se trouvait avec eux, ils ne pensent qu’à eux-mêmes, comme si Jésus les avait oubliés. [4:39] Un mot de sa part montre en Lui le Seigneur de la création.

 

4.3.3         [État des disciples, oubliant que Jésus est avec eux et qu’avec Lui, ils ne craignent rien]

Tel est le véritable état des disciples quand Israël est mis de côté. [4:37] L’orage se lève, [4:38] et Jésus ne semble pas y faire attention. Or la foi aurait dû reconnaître qu’ils étaient dans la même nacelle que Lui. C’est-à-dire que si Jésus laisse croître ce qu’il a semé jusqu’à la moisson [(4:27)], il n’en est pas moins dans la même nacelle ; il n’en partage pas moins réellement le sort des siens, ou plutôt ils ont part au sien. Les dangers sont ceux où Lui et son œuvre se trouvent. C’est-à-dire qu’il n’y en a réellement point. [4:40] Et combien grande est la folie de l’incrédulité. Supposer un instant, quand le Fils de Dieu est venu dans le monde pour accomplir la rédemption et les desseins arrêtés de Dieu, qu’aux yeux de l’homme, par un orage accidentel, Lui et toute son œuvre sombreraient subitement dans le lac ! Béni soit son nom, nous sommes dans la même barque que Lui. Si le Fils de Dieu ne sombre pas, nous ne sombrerons pas non plus.

 

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